Madagascar: Education nationale - Toujours en attente de la nomination du ministre à trois semaines du CEPE

Les examens officiels sont imminents. Et comme l'a fait savoir le président de la République lors de ses interventions médiatiques, lesdits examens auront lieu cette année.

Les préparatifs sont actuellement en place pour permettre une tenue sans encombre des sessions de cette année selon le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement technique et professionnel. Ledit département assurant jusqu'ici les rôles et missions qui lui sont attribuées malgré la période intérimaire et les limitations de pouvoir qui en découlent. Il conviendrait, en effet, de noter que la nomination du ministre de l'Education nationale par intérim ne permet pas à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d'avoir assez de marge de manoeuvre dans l'exercice de ses missions. D'où l'impératif pour le président de la République de nommer une ou un ministre de l'Education nationale, de l'enseignement technique et professionnel qui devrait avoir la charge de relever le système éducatif malgache malmené par la politique politicienne. Ce qui devrait entrer dans le cadre des ambitions présidentielles.

CRAN. Les dispositions relatives aux classes intermédiaires ont fait poser beaucoup de questions. La crainte pour les parents de voir leurs enfants ratés l'année scolaire, au détriment de leur progéniture est tout simplement légitime. Le ministère de l'Education nationale, de l'enseignement technique et professionnel affirme quant à lui que « des cours de remises à niveaux vont être initiés durant la prochaine rentrée scolaire. Les CRAN ou Cours de Remises à Niveaux ont toujours existé et ont déjà fait leurs preuves. Lesdits cours vont être initiés pour les élèves des classes intermédiaires à partir de la prochaine rentrée scolaire pour éviter qu'ils ne soient trop lésés par la conjoncture actuelle » note un responsable auprès du ministère de tutelle.

Intestine. Diverses tractations sont actuellement menées par les candidats de tout bord. Les stratagèmes varient d'un front à l'autre mais les plus connus sont communément l'utilisation de la presse et des réseaux sociaux afin de « vendre » les favoris. L'attrait du poste de ministre de l'Education nationale malgache n'aurait apparemment pas épargné certains membres du gouvernement. Les coups bas internes et les guerres d'influence seraient actuellement menées afin de persuader le président de la République sur les atouts de certains et les incompétences des autres. Ce, au risque de faire comprendre à l'opinion publique qu'il y aurait une rivalité malsaine et ambiante au niveau du gouvernement Ntsay Christian. Entre le portefeuille de l'éducation nationale ainsi que les avantages conférés par le poste et la solidarité gouvernementale, voire la force du pouvoir actuel, le choix serait vite fait pour certains ministres.

Plus de: Midi Madagasikara

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