Cameroun: Services de paiement - La digitalisation va se poursuivre

Des responsables du ministère des Finances sont en formation depuis hier à Yaoundé, pour mieux effectuer la mutation.

D'après Achille Nestor Basahag, directeur de la comptabilité publique à la Direction générale du Trésor, de la coopération financière et monétaire (DGTCFM), au terme du comité ministériel de l'Union monétaire d'Afrique centrale le 30 avril dernier, l'une des résolutions formulées était l'arrimage des administrations publiques au Groupement interbancaire monétique de l'Afrique centrale (GIMAC). Une entité sous-régionale qui a pour rôle la vulgarisation de la monétique, l'amélioration du taux de bancarisation, l'inclusion financière à travers les produits prépayés et mobiles, la baisse des coûts des transactions, etc. C'est donc tout le sens du processus engagé hier par ce groupement et la DGTCFM, à travers une formation des équipes de cette direction dans le cadre d'un projet de monétique.

Il est question de faire évoluer la digitalisation des transactions financières au Cameroun, selon le directeur général du GIMAC, Valentin Mbozo'o. Le GIMAC pourra donc dans ce cadre, accompagner l'Etat dans la sécurisation des recettes de l'Etat à travers le projet de modernisation du système de paiement des impôts et taxes, mais également les dépenses à travers la digitalisation du paiement de salaires des agents de l'Etat. « L'arrimage du Trésor public à la monétique s'inscrit dans la dynamique de la dématériali- sation des supports et des procédures des finances pu- bliques et plus spécifiquement, dans la suite de la réforme des systèmes de paiement en 2007, laquelle a permis au Trésor d'amorcer la mise en place du compte unique », a précisé le directeur de la comptabilité publique à la DGTCFM.

Aussi a-t- il indiqué que, cette démarche va permettre la modernisation des moyens de paiements du trésor public, améliorer le recouvrement et la sécurisation des recettes publiques par l'acception des paiements électroniques, la fiabilisation des circuits de dépenses, entre autres. C'est donc tout cela que pourra offrir le GIMAC au trésor public. « La formation d'aujourd'hui est capitale. Il s'agit de numériser les transactions financières de l'administration, les encaissements et les décaissements de l'Etat à travers les canons et les instruments de paiement électronique que procurera sur un seul point les transactions en question par carte, mobile et évidemment par les mêmes canaux, l'Etat pourra dépen- ser vis-à-vis des populations », indique Valentin Mbozo'o.

Tout ceci nécessite donc que les opérationnels de la DGTCFM familiers aux autres supports notamment manuels soient outillés à la monétique. Dans le même temps, un projet similaire est en instance avec la Direction générale des impôts. « Le ministre des Finances veut avoir une vue à 360° de ce qui se passe au ministère des Finances, une vue qu'il n'a pas aujourd'hui parce que tout était éparse ; les Douanes d'un côté, le Trésor, les Impôts de l'autre. Nous développons donc aujourd'hui un système pour interfacer tout cela et pouvoir donner des informations pour une meilleure maitrise de la masse monétaire du pays, de la traçabilité des flux financiers, de l'évasion fiscale, etc », explique Valentin Mbozo'o .

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