Madagascar: Ampanihy Miandrivazo - Deux criminels tirent sur un fonctionnaire

Le chef du centre de santé de base (CSB 1) de Beteva, et maire de la commune d'Ampanihy, à Miandrivazo, a été tué par balles par deux hommes armés, avant-hier.

S ans foi ni loi. Deux criminels ont fusillé l'infirmier Joseph Rakajilahy, mercredi vers 19 heures, dans le district de Miandrivazo.

Le défunt était chef du centre de santé de base niveau 1 (CSB I) de Beteva,tout en étant maire de la commune rurale d'Ampanihy.

D'après les informations signalées, le fonctionnaire et un collègue venait de rejoindre le CSB II d'Ampanihy. Le soir, ils étaient assis, attendant le diner, quand deux inconnus armés ont surgi de l'obscurité. Ces derniers ont alors tiré sur Joseph Rakajilahy qui a été touché sur le côté droit. Les projectiles ont transpercé son abdomen. Il est décédé des suites de ses blessures. Son collègue avait réussi à tenir l'un des bandits par ses vêtements, mais ayant reçu un coup de pied il était tombé. Les tueurs se sont ensuite échappés.

La dépouille du défunt a été amenée à Miandrivazo, hier matin pour être acheminé dans le district de Belo sur Tsiribihina, sa terre natale.

Fermeture du CSB

« Le syndicat attire l'attention des dirigeants face à cette série de violences et de meurtres contre nous, personnel paramédical, presque chaque année », se plaint Jerisoa Andriamaholy Ralibera, président du syndicat des infirmiers et sages-femmes de Madagascar (SISFM), dans son post.

« Nous rappelons que l'application du statut général des fonctionnaires stipule que nous avons droit, conformément aux dispositions fixées par la loi pénale, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de nos fonctions, à la protection de l'Administration dont nous relèvons, contre les menaces, outrages, injures ou diffamation, quel qu'en soit la nature», selon toujours ce dirigeant syndical.

Suite à ce crime odieux, le président Jerisoa Ralibera appelle ses collègues qui se sacrifient dans des endroits périlleux, ne connaissant aucun dispositif de sécurité, à demander à l'autorité compétente le déploiement des forces de l'ordre pour les protéger. «C'est pour pouvoir travailler paisiblement. Mais en attendant, sauvez votre vie, même si cela requiert la fermeture du CSB », martèle-t-il.

« Un renfort des forces d'intervention de la gendarmerie nationale (FIGN) est en ce moment en route vers Ampanihy, un trajet d'une demi-journée fait à pied depuis Miandrivazo. Nous avons déjà une piste et avons presque identifié les tireurs », explique un officier supérieur, au commandement du groupement de la gendarmerie de Menabe, au téléphone.

Plus de: L'Express de Madagascar

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