Afrique: Evaluation des politiques et des institutions de la Banque mondiale - Le Sénégal 3ème sur 39 pays

14 Août 2020

Le rapport 2019 de la Banque mondiale sur l'Évaluation des politiques et des institutions en Afrique (Cpia) a été publié le 12 août dernier. Le Sénégal est classé 3ème sur 39 pays avec une moyenne de 3,7. Il est devancé par le Rwanda et le Cap-Vert.

La Banque mondiale a rendu public, le 12 août 2020, son rapport 2019 sur l'Évaluation des politiques et des institutions en Afrique (Cpia).

Cet outil de diagnostic annuel, destiné aux pays d'Afrique subsaharienne qui peuvent bénéficier des financements de l'Association internationale de développement (Ida), a classé le Sénégal à la 3ème place sur un lot de 39 pays.

Avec une note de 3,7, il est devancé par le Rwanda (1er pour la troisième année consécutive avec une note de 4,0) et le Cap-Vert (2ème avec une note de 3,8).

Établi sur une période allant de janvier à décembre, ce rapport jauge la qualité des structures politiques et institutionnelles nationales ainsi que leur capacité à soutenir une croissance durable et à réduire la pauvreté.

Les pays sont notés sur une échelle de 1 (note la plus faible) à 6 (note la plus élevée) pour 16 indicateurs regroupés dans quatre catégories : gestion économique ; politiques structurelles ; politiques d'inclusion sociale et d'équité ; gestion et institutions du secteur public.

L'objectif est de « renseigner les pouvoirs publics sur l'impact des efforts déployés pour soutenir la croissance et lutter contre la pauvreté », précise la Banque mondiale dans son rapport.

L'institution de Bretton Woods ajoute que les notes obtenues servent aussi à « déterminer le volume des prêts concessionnels et des dons qu'elle accorde aux pays à faible revenu d'Afrique subsaharienne ».

Par ailleurs, le rapport Cpia fait l'état des lieux des politiques et des institutions nationales au commencement de la pandémie de la Covid-19 en mettant en évidence la nécessité, pour les pays Ida de la région, à agir pour renforcer leurs systèmes de santé, protéger leur capital humain, améliorer la gouvernance du secteur public et mettre en œuvre des réformes structurelles visant à stimuler la productivité.

Score en Afrique sensiblement identique depuis 2016

En 2019, la note moyenne obtenue par l'ensemble des 39 pays Ida en Afrique subsaharienne ressort à 3,1, soit un score sensiblement identique depuis 2016. Pour la Banque mondiale, ces résultats soulignent la nécessité de mettre en œuvre un processus soutenu de réformes économiques et institutionnelles.

La suite du classement reste globalement identique. Le Sénégal est suivi du Kenya et de l'Ouganda avec le même score (3,7), tandis que le Bénin et le Ghana ont vu tous deux leur score général progresser de 3,5 à 3,6.

La Banque mondiale précise que « les pays en tête du classement Cpia sont aussi ceux qui possèdent les économies les plus dynamiques de la région ». Ainsi, sur les 15 pays ayant obtenu des notes inférieures à la moyenne régionale, la plupart sont des États fragiles.

Dans ces recommandations, la Banque mondiale estime qu'il est nécessaire de renforcer les systèmes de santé, surtout que les pays Ida d'Afrique subsaharienne ont dû faire face à la pandémie de la Covid-19 alors qu'ils étaient mal préparés à la gestion d'une telle crise sanitaire du fait d'une faible couverture sanitaire, de l'insuffisance des dépenses publiques dans la santé et du niveau élevé des coûts supportés par les patients.

L'institution bancaire internationale souligne aussi la nécessité de protéger le capital humain, d'autant plus qu'elle pense que la pandémie de la Covid-19 aura probablement des effets néfastes sur lui, en raison des perturbations causées à des services de santé essentiels, des pertes de revenus et des mesures de fermeture des établissements scolaires.

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.