Afrique du Nord: Un think tank colombien met en avant les efforts du Maroc pour trouver une solution à la crise libyenne

Le parent d'un prisonnier pleure en identifiant sa photo lors d'une cérémonie commémorant l'anniversaire d'un massacre de 1996 au cours duquel environ 1 200 détenus ont été abattus par leurs gardiens.

Bogotá — Le think tank colombien CPLATAM a mis en avant les efforts déployés par le Maroc pour résoudre la crise libyenne, notant que les appels se multiplient en faveur de la reprise du chemin tracé par l'accord de Skhirat.

Dans une analyse intitulée "la crise libyenne et l'accord de Skhirat", CPLATAM fait observer, à titre d'exemple, que le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio, a exprimé, récemment, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue marocain, Nasser Bourita, "l'appréciation" de Rome à l'égard de l'apport et du rôle joué par le Maroc en vue de la résolution de la crise libyenne.

L'auteure de l'analyse, Clara Riveros, présidente du CPLATAM, a ajouté que le Royaume n'a eu de cesse d'insister sur le fait que seule une entente nationale inter-libyenne est capable de résoudre la crise dans ce pays.

Mme Riveros est revenue notamment à cet égard sur le 33e sommet de l'Union africaine (UA) lors duquel le Maroc a réitéré la nécessité d'un règlement politique et pacifique de la crise libyenne conformément à l'Accord de Skhirat de 2015 et affirmé que l'impasse ne peut être transcendée que par les Libyens eux-mêmes.

Par ailleurs, l'analyste colombienne a indiqué que le président du Haut Conseil d'Etat libyen, Khaled Al Mechri, a réitéré, en mars dernier à Rabat, que l'Accord de Skhirat constitue "la référence politique" pour toutes les institutions libyennes sur la voie de la mise en place des mécanismes nécessaires pour que les Libyens puissent parvenir à une solution.

En juin dernier, le Conseil de la Ligue arabe a tenu une réunion d'urgence, au niveau des ministres des Affaires étrangères, au cours de laquelle il a "réaffirmé son plein soutien à l'accord politique inter-libyen signé entre les parties libyennes en décembre 2015 à Skhirat, au Maroc", a-t-elle poursuivi, mettant en avant "la préoccupation du Maroc face à la détérioration de la situation libyenne aux niveaux politique, sécuritaire, économique et humanitaire".

Rappelant que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita avait souligné que la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) reste un instrument important, qu'il convient de renforcer et de restructurer, le think tank estime que les sept réunions tenues après celle de Skhirat n'ont pas pu faire avancer la situation.

Mme Riveros, qui a cité le média italien Il Giornale, a relevé que le Maroc pourrait donner un nouvel élan à l'accord de Skhirat en organisant une nouvelle rencontre "Skhirat II" pour promouvoir le dialogue entre les différentes parties libyennes, notant qu'aussi bien M. Al Mechri que l'émissaire du président du Parlement libyen, Abdelhadi Lahouij, ont salué les efforts déployés par le Maroc pour résoudre la crise libyenne et demandé au Royaume de continuer à jouer un rôle dans ce sens.

Plus de: MAP

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