Madagascar: Meurtre d'Adriana - L'assassin reste introuvable

La piste menant à la capture de Moussa, le meurtrier de la fillette Adriana à Mahajanga, s'épaissit. Une collecte de renseignements territoriaux bat son plein.

Insaisissable. Seize jours se sont écoulés, après le meurtre barbare de la petite Adriana, à Ambohimandamina Mahajanga, mais l'auteur, connu sous le nom de Papa John ou Moussa court toujours. La police judiciaire, collaborant avec l'ensemble des forces de l'ordre et la population, n'a, jusqu'ici, que peu d'éléments exploitables.

Une filature déclenchée suite à un renseignement a été menée jusqu'à Marovoay où le fuyard aurait pris la fuite. Elle s'est pourtant avérée infructueuse. Selon les dernières nouvelles signalées par les fins limiers, l'intéressé est originaire de Nosy Be. Aussitôt, les services de police et unités de la gendarmerie locaux ont été avisés de l'affaire.

Commanditaire

Ce meurtrier fait l'objet d'un avis de recherche lancé dès le lendemain du crime. Sa femme se trouve mise en garde-à-vue à la police. Elle a avoué lors de son interrogatoire qu'un panier dans lequel a été découvert le reste du poison leur appartient.

Suivant les informations judiciaires, le criminel a fait ingurgiter l'enfant d'un produit toxique. Des rumeurs circulant parmi l'entourage et les proches montrent qu'une ancienne compagne du père d'Adriana serait la commanditaire. C'est ce que la police essaie de vérifier.

Cette atrocité qui fait froid dans le dos remontait le jeudi 30 juillet, dans le quartier d'Ambohimandamina. Habitant à Tsararano Ambany, la fille, âgée de 7 ans, jouait avec une amie pendant que sa mère partait au marché de Mahabibo et son père à la mer. Les témoignages de sa camarade ont révélé qu'un homme costaud l'avait enlevée.

A son retour, la femme s'est tourmentée de la disparition de son enfant. Elle l'avait cherchée partout, sans succès. Le grand-père, lui, s'est dépêché dès qu'il a reçu l'alerte. En chemin, il a croisé un piéton qui, selon lui, avait vu un suspect non loin de là. Peu de temps après, ils on t é té in formés d'une découverte macabre dans le quartier. C'était leur fille, enterrée dans les sables, au bord d'un canal.

D'après les constatations de la police et du bureau municipal d'hygiène (BMH), la dépouille portait des blessures sur les genoux. L'émotion était vive parmi les habitants et sur le réseau social en apprenant la mort de la petite innocente.

Plus de: L'Express de Madagascar

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