Congo-Brazzaville: Les immortelles chansons d'Afrique - « Indépendance cha-cha » de Grand Kallé

Grand kallé a enchanté les mélomanes de divers horizons avec son titre « indépendance cha-cha ». Cette chanson a accompagné les Congolais de la rive gauche pendant leur quête de liberté, avant qu'elle ne devienne un hymne panafricain.

Le 25 janvier 1960 a lieu en Belgique la Table ronde. Selon certaines sources, avant cet événement, Vicky Longomba est destitué de son poste de président de l'Ok Jazz par l'ensemble de cet orchestre. Il a intégré par la suite l'African Jazz. C'est de cette manière qu'il s'est rendu à Bruxelles avec quelques membres de l'African Jazz tels que Grand Kallé, Nicolas Kassanda « Dr Nico », Roger Izeidi, Muamba Déchaud, Armando Mwangui « Brazzos », et Yatula Bobina Pierre, alias Petit Pierre

Pressé en 78 tours puis en 45 tours, sous la meme référence Aj.1 ce tube porte la marque des éditions Surboum African Jazz, le label de grand kallé. Pendant l'enregistrement de ce son, Grand Kallé s'est servi du talent de Manu Dibango qui y a joué du saxophone. Ensuite, Manu a fait partie de l'orchestre African Jazz. Il est rentré à Léopoldville avec le groupe. Selon Philippes Pierret, responsable de Rivert Band Workshop à Liège en Belgique, ce qui est écrit sur la pochette d'origine de ce disque, Kallé est l'auteur des paroles et Dechaud l'auteur de la musique. Il y a dans cette œuvre discographique une simplicité rythmique produit par le son de la guitare accompagnement jouée par Dechaud. Les cordes de la guitare solo pincées par les doigts de Dr Nico rendent la mélodie plus savoureuse. Brazzos exécute la basse, Yatula est à la percussion. Le chœur est formé de Roger Izeidi, Vicky et Kallé qui chantent :

« Indépendance cha cha to zuwi yé, oh kimpwanza cha-cha tubakidi, oh Table ronde cha-cha ba gagné oh, oh lipanda cha-cha tozuwi yé », « sous la danse cha-cha, nous célébrons notre liberté que nous avons acquise à la Table ronde ». Les deux mots Kimpwaza et Lipanda, signifiant liberté, sont en kikongo pour le premier et en Lingala pour le second. Ces deux langues sont parlées en République démocratique du Congo et en République du Congo. Il était évident que le 15 août 1960, les Congolais de Brazzaville adoptent ce refrain, lors de leur accession à la souveraineté. Outre les Congolais, les autres pays africains le choisiront pour fêter leur indépendance. C'est ainsi que cette chanson a pris son essor et s'est imposée dans toute l'Afrique et au-delà. Aujourd'hui, ce titre incontournable continu à inspirer la génération post-indépendance. Des artistes comme Alune Wade, Harold Lopez ou Baloji ont, chacun, remixer ce titre culte. Né en 1930 à Matadi, Joseph Kabaselé est décédé le 11 février 1983 à 53 ans. Son éducation est marquée par son oncle le cardinal Malula. Il fait ses études primaires à l'école Saint- Joseph puis finit par décrocher son diplôme de sténodactylo. En 1953, il crée l'African Jazz.

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