Mali: Réunion d'urgence mercredi du Conseil de sécurité de l'ONU

Le Comité National de Salut du Peuple lors de son discours à la ORTM

NEW YORK (Nations unies)- Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira mercredi en urgence au sujet de la crise au Mali, où le président Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre ont été arrêtés par des militaires, a-t-on indiqué de source diplomatique.

La réunion se tiendra à huis clos dans l'après-midi à la demande de la France et du Niger, qui préside actuellement la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a été arrêté mardi par des soldats qui se sont mutinés, ont rapporté mardi des agences de presse, citant des sources sécuritaires.

Avant même l'annonce de l'arrestation du président et de son Premier ministre, les pays de l'Afrique de l'Ouest, la France ou encore les Etats-Unis avaient exprimé leur inquiétude et dénoncé toute tentative de renversement du pouvoir.

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Pour sa part, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a condamné "fermement" l'arrestation mardi du président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, par des militaires en révolte.

Il a également appelé "la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), les Nations Unies et toute la communauté internationale à conjuguer efficacement leurs efforts pour s'opposer à tout recours à la force pour la sortie de la crise politique au Mali".

Le président Keïta annonce sa démission à la télévision

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi sa démission, expliquant n'avoir pas d'autre choix que de se soumettre à la volonté de son armée en révolte pour éviter que du sang ne soit versé.

S'adressant d'une voix grave aux citoyens maliens et aux militaires de tout rang, il a déclaré avoir oeuvré depuis son élection en 2013 à redresser le pays et à "donner corps et vie" à l'armée malienne, confrontée depuis des années aux violences terroristes.

Puis il a évoqué les "manifestations diverses" qui depuis plusieurs mois ont réclamé son départ, faisant des victimes, estimant que "le pire en a résulté".

"C'est pourquoi je voudrais en ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment".

Il a aussi affirmé ne "nourrir aucune haine" à l'égard de qui que ce soit.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a été arrêté mardi par des soldats qui se sont mutinés.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine, l'Union européenne et l'ONU ont condamné mardi après-midi l'arrestation du président Ibrahima Boubacar Kéita, et ont exigé le rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel.

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