Mali: La communauté internationale condamne l'action des militaires

Le Comité National de Salut du Peuple lors de son discours à la ORTM

Suite à un coup d'Etat militaire intervenu le 18 août au Mali, les réactions se sont multipliées pour condamner l'arrestation par des mutins du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, ayant conduit à sa démission.

Avant l'annonce par le président Keïta de sa démission, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a condamné le renversement du président malien Ibrahim Boubacar Keïta et de son Premier ministre par des « militaires putschistes », exigeant leur libération et annonçant des mesures immédiates, dont la fermeture des frontières ainsi que l'arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières.

Selon le communiqué, le Mali est suspendu de toutes les instances dirigeantes de la Cédéao jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel et s'engage à sanctionner les mutins et leurs soutiens.

Une visioconférence des chefs d'Etat de la Cédéao sur « la situation au Mali », qui se tiendra jeudi sous la présidence du président du Niger Mahamadou Issoufou, a été aussitôt annoncée. Plus tôt, l'institution régionale avait demandé aux militaires de regagner leurs casernes. L'organisation régionale ouest-africaine a également rappelé son opposition à tout changement politique anticonstitionnel.

Peu avant l'Union africaine, par la voix du président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, avait également condamné « énergiquement » l'arrestation d'Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Il réclame leur libération « immédiate ».

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé à la « libération immédiate et sans conditions » du président malien.

Même condamnation du coup d'Etat de la part du chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell. L'UE rejette « tout changement anti-constitutionnel », estimant qu'un coup d'Etat, « ne peut en aucun cas être une réponse à la profonde crise socio-politique qui frappe le Mali depuis plusieurs mois ».

Le président Français, Emmanuel Macron, a, quant à lui, contacté les présidents sénégalais, ivoirien, nigérien impliqués dans la tentative de médiation de la Cédéao au Mali.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a appelé à la cessation de toute violence et les mutins à rentrer dans les casernes. Thomas Schiller, directeur de la fondation allemande Konrad Adenauer au Mali, pense que ce coup de force risque de renforcer l'instabilité politique que traverse le Mali depuis plusieurs mois.

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