Mali: Coup d'Etat au Mali - L'ONU appelle les soldats à retourner dans les casernes

Siège de la Cedeao à Abuja

Lors d'une réunion d'urgence à huis clos, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé, le 19 août, les soldats mutinés qui ont renversé le gouvernement au Mali à « regagner sans délai leurs casernes » et à libérer « immédiatement » tous les dirigeants arrêtés.

Les pays membres ont également « souligné la nécessité pressante de rétablir l'Etat de droit et d'aller vers un retour de l'ordre constitutionnel », au lendemain d'une mutinerie qui a abouti à un coup d'Etat contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué publié par les Nations unies.

La décision du Conseil de sécurité s'ajoute aux condamnations unanimes de la communauté internationale. En effet, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait déjà appelé à la « libération immédiate et sans conditions » du président Keïta.

Demandée par la France et le Niger, la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU a eu lieu juste avant qu'un officier malien, le colonel Assimi Goita, déclare être le chef de la junte militaire. C'est lui qui dirige le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), crée après le coup de force du 18 août.

Au lendemain du coup de force, le CNSP a appelé les Maliens à « vaquer librement à leurs occupations et à reprendre sainement leurs activités », réclamant également l'arrêt du vandalisme. En plus, le Comité a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a invité les fonctionnaires maliens à reprendre le travail ce jeudi 20 août et assure que des dispositions seront prises pour protéger les biens des personnes.

Le porte-parole du comité a mis en garde les auteurs de ces actes et a ajouté que tout militaire surpris en train de piller sera sévèrement sanctionné. Enfin, au sujet des quatre blessés qui ont rendu l'âme à l'hôpital Gabriel Touré de Bamako selon des sources hospitalières, il a déclaré que selon eux, il y avait eu « zéro mort et zéro blessé ».

Les militaires, qui ont pris le pouvoir au Mali et poussé à la démission le président Ibrahim Boubacar Keïta, déclarent vouloir mettre en place une « transition politique civile » devant conduire à des élections générales dans un « délai raisonnable ». « La continuité des services publics sera assurée ».

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