Angola: La récolte de goyaves compromise par un fléau d'insectes à Amboim

Sumbe — Un fléau d'insectes divers a réduit à 10 tonnes la récolte de goyave en 2020, dans la ferme "Gravidade", dans la province de Cuanza Sul, alors que les prévisions initiales de l'année indiquaient 190 tonnes.

Ces insectes, parmi lesquels une espèce de mouches s'attaquant aux fruits, ont ravagé 10 hectares de cette plantation située plus précisément à Boa Viagem, une localité de la municipalité d'Amboim, a expliqué à l'Angop la gérante de la ferme, Célia Luis Lanes.

"La situation est compliquée, nous aurions pu récolter trois à quatre tonnes de goyave par semaine, mais le fléau a affecté aussi la distribution de nos produits destinés au marché interne", a-t-elle ajouté.

Le citron, la papaye, la banane et d'autres cultures, sur une étendue de 150 hectares de terres exploitées, ont également été touchées, a souligné la responsable, expliquant que la mangue était produite sur un terrain de 10 hectares.

La goyave est exploitée sur une superficie de 15 hectares, le citron sur 25 hectares, la banane sur 17 hectares, et le café sur un demi hectare, a-t-elle expliqué, ajoutant que tonte la zone environnante était affectée par le fléau, qui ronge les plantations, sans épargner ni les haricots, ni le café arabica.

Qualifiant de très haut le prix d'insecticides, Célia Lanes estime que cela ne compensait pas la production, et que la réduction du prix des produits qui concourent au développement de l'agriculture pourrait contribuer à l'augmentation de la production.

"J'utilise cinq à sept litres d'insecticide pour assurer la production dans chaque hectare. Et sur le marché, un litre revient à mille (1000) kwanzas", a-t-elle dit, soulignant qu'elle faisait cette opération tous les 21 jours ou tous les trois mois, indépendamment de culture.

La ferme "Gravidade", qui emploi 35 travailleurs (au lieu de 50 dont elle a réellement besoin), est un projet-pilote en exécution depuis 2002, et financé par la BPC, Banque d'épargne et de crédit.

La plantation, dont l'irrigation est faite par drainage et aspersion, n'exploite que 150 des 10.000 hectares existants.

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