Burkina Faso: Grossesses non désirées dans le Boulkiemdé

L'Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la promotion de la Santé et le développement (URCB/SD) a tenu le jeudi 9 juillet 2020, à Koudougou, un atelier régional d'échanges au profit des autorités du Centre-ouest pour lutter contre les grossesses en milieu scolaire.

D'octobre 2019 à mars 2020, plus de 211 cas de Grossesses non désirées (GND) ont été enregistrés dans les écoles de la province du Boulkiemdé. Sur les 13 régions du Burkina, le Centre-Ouest occupe la 5e place en matière de GND en milieu scolaire.

« La situation est assez inquiétante. Au niveau des écoles primaires, on vit des situations de GND dans de petites classes, notamment à partir du CE2 », s'est indignée la Directrice régionale de l'éducation post-primaire et primaire et de l'Education non formelle du Centre-Ouest, Julienne Bénon.

Mme Bénon s'exprimait, ce jeudi 9 juillet 2020, à l'occasion d'une rencontre entre les autorités régionales du Centre-Ouest, sous l'égide de l'Union des religieux et coutumiers du Burkina pour la promotion de la Santé et le développement (URCB/SD).

La session de Koudougou vise à avoir l'adhésion des autorités à la lutte contre les GND, notamment en milieu scolaire. A cet effet, il leur a été présenté l'ampleur du phénomène, ses causes et ses conséquences sur la vie des jeunes filles.

En vue de renforcer les actions de lutte, l'URCB/SD entend solliciter l'accompagnement des autorités locales des régions les plus touchées par les GND, afin qu'elles sensibilisent la jeunesse sur les impacts négatifs des GND en milieu scolaire, foi du Président du conseil d'administration (PCA) de l'URCB/SB, le Naaba Kango de Zagtouly.

Les grossesses non désirées constituent, a-t-il affirmé, un véritable fléau dans les établissements scolaires de la région du Centre-Ouest. De 2012 à 2016, plus de 580 cas de GND ont été répertoriés sur les « bancs » du Centre-Ouest. « La problématique des grossesses non désirées et précoces est de nos jours un sujet d'actualité.

Le phénomène s'accroît au fil des années malgré les multiples efforts consentis pour éradiquer ce fléau », s'est inquiété le Naaba Kango de Zagtouly.

Il a exhorté les participants à proposer des solutions et des stratégies, à mettre en œuvre pour venir à bout du phénomène des grossesses non désirées et précoces en milieu scolaire.

Il s'agit d'une situation qui n'honore personne. « La grossesse non désirée met la fille en retard, les parents et même la société », a déploré Albert Kaboré, représentant du Conseil régional du Centre-Ouest.

Il a invité tous les acteurs à s'engager davantage, à agir et à mener des activités de sensibilisation. « Il nous faut éradiquer à défaut réduire au stricte minimum les cas de GND et précoces dans les écoles », a plaidé M. Kaboré.

Pour ce faire, la Directrice régionale de l'éducation postprimaire et primaire et de l'éducation non formelle du Centre-Ouest, Julienne Bénon, a sollicité implication des parents d'élèves, en vue de lever des barrières socioculturelles.

Dans nombre de cas des GND, les victimes sont rejetées par leurs proches. Au regard de l'ampleur des GND en milieu scolaire, l'URCB/SD s'est engagée, dans le cadre du projet Faith+Family, à œuvrer, à travers le lobbying et le plaidoyer, afin d'obtenir des décideurs, des solutions qui permettront d'atteindre l'objectif « zéro grossesse » en milieu scolaire.

Plus de: Sidwaya

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