Congo-Kinshasa: La tête de Félix Tshisekedi mise à prix !

*Deux anciens candidats malheureux de la présidentielle du 30 décembre 2018. Deux tribuns connus pour leur verbe facile. Ils n'ont, certainement, aucune raison de cacher leur intention d'initier des actions pour arracher l'éviction de Félix Antoine Tshisekedi de son piédestal actuel, à la tête du pays.

Fayulu, dès son retour au pays, promettait, depuis la Place Sainte Thérèse à N'djili, lors de son meeting, qu'il projetait des sit-in en série vers le Palais du Peuple, pour pousser les Députés à accepter son schéma de crise à l'effet d'engendrer des réformes institutionnelles notamment, sur un certain nombre de matières axées sur l'organisation des prochaines élections apaisées, transparentes, démocratiques et justes.

Quelques jours seulement après, voici que Théodore Ngoy, Avocat de son état, porteur de la ligne de la défense de deux juges qui, dernièrement, avaient refusé de prêter serment, vient à sa rencontre.

Cette fois-ci, le duo prend corps et donne de la voix. Lisant, remuant et passant en revue les ordonnances présidentielles, l'Avocat aurait réussi à ramener Fayulu dans le giron de son combat contre Félix Tshisekedi.

La mise ainsi fiévreusement montée viserait, sans plus, sans moins, la tête de l'actuel Chef de l'Etat dont ils veulent en découdre au travers d'une procédure de mise en accusation, pour haute trahison.

Comment y arriver ?

Avec la complicité de quels Députés lorsqu'on sait d'avance que ceux du Front Commun pour le Congo n'ont qu'un seul homme, un seul Deus ex-machina, une seule voix, c'est celle de Joseph Kabila Kabange, le fermier de Kingakati ?

Comment donc Fayulu et son désormais alter ego vont-ils mettre d'accord les Députés FCC et ceux de CACH, d'une part, et les Sénateurs de la même coalition, pour arriver à bout de leur projet ?

Schéma difficile. Equation à mille risques.

D'autant plus qu'ils rameraient à contre-courant. Si bien qu'ils seraient, eux, considérés, plus tard, comme des auteurs des coups fourrés. Et là, la justice devenue active, peut toujours lâcher ses griffes ou ses mailles. Quelle serait la suite d'un tel feuilleton ? A ces deux-là, de réfléchir avant d'agir. Dura lex, sed lex, dit-on. La loi est dure. Mais, c'est la loi. Ils risquent gros. C'est le cas de le dire, pour ces deux lascars.

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