Cote d'Ivoire: Les ambitions des potentiels candidats s'aiguillonnent à 60 jours de la présidentielle

2 Septembre 2020

Dans deux mois, les électeurs ivoiriens se rendront aux urnes pour élire le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire. A 60 jours de cette échéance électorale cruciale pour l'avenir du pays, les ambitions des potentiels candidats s'aiguillonnent.

Les velléités de briguer le fauteuil présidentiel s'affirment de plus en plus et les intentions de candidature éclatent au grand jour.Ainsi, la semaine dernière, la Commission électorale indépendante a enregistré plusieurs dossiers de candidature.

Il s'agit de ceux du président sortant Alassane Ouattara, pour le compte du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), de Pascal Affi N'guessan pour le Front populaire ivoirien (FPI), de Kouadio Konan Bertin (indépendant), d'Henri Konan Bédié (Parti démocratique de Côte d'Ivoire), de Théophile Soko Waza (Indépendant) et de Marcel Amon Tanoh (Indépendant).

Ce lundi, sont annoncés à la CEI les dossiers de Guillaume Soro (Générations Peuples Solidaires), Laurent Gbagbo (EDS Ensemble pour la démocratie et la souveraineté), Mabri Toikeusse (Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire) et bien d'autres candidats à la candidature à ce scrutin présidentiel tant attendu.

Avouons-le, dans ce panier, il y a un peu de tout. Des candidatures sérieuses, des candidatures pour juste la forme et des candidatures, sans faire injure aux concernés, pour amuser la galerie. Si pour certains, cette mention représente une ligne importante dans leur CV, en revanche la Côte d'Ivoire, pour sa stature et ce qu'elle représente dans le monde, mérite mieux.

Mais, c'est cela aussi la démocratie, où chaque citoyen, s'il le désire et surtout s'il remplit les conditions exigées, peut, en toute liberté, se porter candidat à l'élection présidentielle. Car, une chose est d'être candidat, une autre est d'être conforme à l'ensemble des conditions édictées par l'Ordonnance N° 2020-356 du 08 avril 2020 portant révision du Code électoral.

Toutefois, à l'analyse de la liste des candidats déclarés, certains susciteront une interrogation profonde.

Elles émanent de personnalités politiques majeures de la scène politique ivoirienne. Les deux premiers ont été déjà présidents de la République, dans les conditions que l'on sait. Et pis, ils n'ont pas laissé non plus un souvenir impérissable d'eux à cette fonction.

Les autres, Mabri, Amon Tanoh Marcel et Guillaume Soro, ont été dans l'équipe au pouvoir. A priori, avec leurs expériences respectives au sommet de l'Etat, Bédié, Soro, Mabri et Tanoh, devaient plutôt proposer une alternative crédible au bilan du RHDP et de son président Alassane Ouattara, quoique cela soit loin d'être une sinécure pour ces hommes.

Mais que constate-t-on ? Ils prétendent être candidats tout simplement parce que le Président Alassane Ouattara est candidat ou qu'il leur aurait fait la promesse de leur céder le fauteuil.

Le projet de société, c'est donc de faire barrage, coûte que coûte, au chef de l'Etat et l'empêcher de faire le 1er mandat de la 3ème République. D'où leur engagement dans le combat contre le prétendu « 3ème mandat », du Président Alassane Ouattara.

Une bataille dans laquelle, ils s'époumonent désespérément et dissipent toutes leurs énergies. Un vrai « goumin » C'est le truculent Camille Makosso qui nous prête cette expression.

A l'évidence, comme il l'a si bien relevé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les candidatures de Bédié, Tanoh, Mabri et Soro ne sont que des « candidatures de goumin». Dans le langage populaire ivoirien, le mot « goumin » signifie chagrin d'amour.

En clair, ils ne sont que des candidats de dépit mus, tous, par une seule volonté : en découdre avec Alassane Ouattara et non proposer quelque chose au Ivoiriens. Comme si se battre contre le chef de l'Etat constituait un programme de gouvernement, un projet pour améliorer le quotidien des populations et développer le pays.

Manifestement, ces revanchards n'ont rien à proposer aux Ivoiriens en terme d'idées concrètes pour porter la Côte d'Ivoire haut sur les cimaises du progrès.

On comprend donc aisément pourquoi, depuis de longs mois, ils ne surfent que sur la haine antiOuattara, et donnent, sans cesse, avec leurs innombrables relais sur les médias sociaux, dans les diatribes contre le candidat du RHDP.

Mais, ce qu'ils oublient ou feignent de ne pas savoir, c'est qu'on ne construit pas un pays avec des injures, et des attaques gratuites.

Entre la stabilité, incarnée par un candidat qui a reconstruit admirablement la Côte d'Ivoire en neuf années en prônant le vivreensemble et un saut dans l'inconnu avec des flibustiers, guidés par leurs intérêts personnels, désireux de régler des comptes, le choix est vite fait. Les Ivoiriens savent désormais ce qui leur reste à faire le 31 octobre prochain.

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