Guinée: Bah Oury - « Aller à cette élection est d'accompagner la destruction systématique des fondamentaux de l'Etat de droit »

Au centre, Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC.
3 Septembre 2020

Suite à la confirmation du président de la république Alpha Condé pour sa participation à l'élection présidentielle prévue le 18 octobre 2020.

Une décision qui ne surprend guère les opposants à un troisième mandat en Guinée. C'est le cas Bah Oury, Président du parti Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée.

Selon lui, la Guinée a connu des années très difficiles par le passé qui ont mené à ce qu'il y ait une transition.

« Ce qui a amené les forces vives en accord avec tous les acteurs à mettre en place dans le cadre du CNT une constitution concertée qui a sanctuarisé le fait de ne pas remettre en cause les deux mandats et d'assurer par ce billet une possibilité d'alternance démocratique régulière paisible. C'est ça qui vient d'être détruit par la gouvernance actuelle », a-t-il indiqué.

La problématique sur le fichier électoral et la question de l'égalité juridique de l'actuelle constitution sont des causes de la non-participation de sa formation politique. C'est pourquoi, Bah Oury estime qu'aller à cette élection c'est de s'engager dans une aventure dangereuse pour la paix civile.

« Par contre, aller à une élection, à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, pour d'autres aller à une élection dans ces conditions, c'est dans une large mesure validée tout le processus de destruction systématique des fondamentaux de l'Etat de droit que nous avions dans le passé.

Donc, j'appelle l'ensemble des guinéens quel que soit leur position politique de refuser de sombrer les attitudes qui risques de mettre en péril l'unité du pays sur la base des appartenance ethniques ».

Selon certains observateurs l'annonce de cette volonté d'Alpha Condé de se présenter à sa propre succession pourrait remettre en cause toutes négociations entamées pour une sortie de crise en Guinée

Plus de: Aminata.com

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