Cote d'Ivoire: Blaise N'dédé, délégué PDCI-RDA - « Dès qu'on quitte Yamoussoukro, nous allons directement au Palais présidentiel »

interview

Les populations de Grand-Lahou sont totalement mobilisées pour l'investiture du candidat Henri Konan Bédié, à Yamoussoukro, le 12 septembre 2020. Dans cette interview, Blaise N'dédé, délégué Pdci de Grand-Lahou 3, assure d'une participation active des 3 délégations que comprend le département.

Monsieur le délégué Pdci de Grand-Lahou 3, comment s'est passé le parrainage chez vous à Grand-Lahou ?

Merci au quotidien "Le Nouveau Réveil'' qui nous accompagne dans la promotion de nos activités. Vous faites, depuis toujours, l'écho des voix de nos parents.

Le parrainage s'est fait par département. Au niveau de notre département, Grand-Lahou, nous avons très vite travaillé au point que le parrainage s'est fait en un seul jour. Nos parents étaient très motivés et mobilisés.

On nous a recommandé 1%, mais nous sommes allés au-delà. En un jour, on a dépassé l'espérance.

A quelques jours de l'investiture du candidat Henri Konan Bédié, quelle est actuellement la mobilisation au niveau des militants Pdci de Grand-Lahou ? Quelle place entendez-vous prendre dans l'organisation de cet événement ?

Nos bases sont toutes mobilisées. N'eût été la longue distance, Grand-Lahou aurait fait envahir Yamoussoukro de monde.

Nous travaillons avec les moyens de bord. Les militants sont tellement motivés que tout le monde a l'envie d'aller à Yamoussoukro.

Nous sommes en train de voir avec les cadres du département comment trouver les moyens de mobilité pour pouvoir déplacer un bon nombre de militants.

Si je sors des chiffres, nous risquons de faire des frustrés mais c'est au minimum deux à trois cars qui partiront de Grand-Lahou pour Yamoussoukro.

Est-ce qu'on peut retenir que la nouvelle de l'investiture du candidat du Pdci est déjà ventilée dans vos bases ?

Absolument ! Nous sommes abonnés au journal officiel du parti. En tant que délégués, nous avons très vite reçu l'information et nous avons fait fort de la porter à nos parents, village par village, hameau par hameau.

Nous nous sommes appuyés sur nos Sections et Comités de base. La candidature du président Bédié n'est plus une affaire du Pdci-Rda. C'est tous les Ivoiriens qui se retrouvent autour de sa candidature. Donc, l'information est bien passée et tout le monde attend cette date à Grand-Lahou.

A Grand-Lahou, le Pdci-Rda a trois délégations. Est-ce que vous parlez tous le même langage, dans les préparatifs de cette investiture ?

Oui, nous sommes très soudés. Nous en avons fait la preuve, lors des dernières conventions éclatées, où les 3 délégués, les membres des différentes instances du parti et les cadres ont travaillé main dans la main pour une parfaite réussite.

Ensemble, nous sommes en train de mutualiser nos efforts pour que cette investiture soit une fête. En clair, cette investiture est une fête où nous allons confier notre candidature au président Houphouët-Boigny. C'est sur sa tombe que le président Bédié va prendre le pouvoir pour venir à Abidjan.

Est-ce que le moral de vos militants est encore beau fixe, vu les récents évènements émaillés de violences ?

C'est déplorable, tout ce qu,il nous a été donné de voir. Je voudrais me permettre de paraphraser le grand frère Tidjane Thiam qui a dit, récemment, qu'avant, en Côte d' Ivoire, la mort d'une seule personne était un désastre mais maintenant des dizaines de morts n'émeuvent personne.

On a vu ce qui s'est passé aux dernières élections locales à Abidjan et dans des villes de l'intérieur du pays. C'est dommage qu'aucune enquête n'ait été ouverte sur ces morts. Cela est en train d'entrer dans nos mœurs.

Cette culture n'est pas celle que Houphouët-Boigny nous a inculquée. Ce n'est pas non plus la culture que le président Henri Konan Bédié nous a enseignée.

Nous déplorons cet état de fait. Pour faire changer les choses, on n'a pas besoin d'avoir peur. On n'a pas peur que les choses changent. Si on se met dans une situation de victime, des personnes qui ont peur, c'est la Côte d'Ivoire qui va à sa perte.

Au contraire, cela a galvanisé les militants, les Ivoiriens qui pensent qu'à moins de deux mois des élections, il faut s'armer de courage.

Tout le monde est unanime. Vous voyez les religieux de tous les bords, tout le monde donne de la voix pour que la Côte d'Ivoire soit un pays de paix. Nous sommes confiants qu'au soir du 31 octobre, ces efforts-là seront récompensés.

Est-ce que vous avez un appel à lancer à vos parents de Grand-Lahou par rapport à l'évènement du 12 septembre ?

A Grand-Lahou, nos parents sont déjà mobilisés. Ce que je voudrais leur demander, c'est d'être un peu indulgents, si leurs enfants que nous sommes n'arrivent pas à mettre à leur disposition tous les moyens logistiques que nous aurions souhaités pour leur déplacement à Yamoussoukro.

Nous irons avec un échantillon très représentatif parce que l'organisation, c'est aussi au niveau régional. Nous travaillons sous l'égide du président du Conseil régional, Pr Sess Daniel, pour qu'ensemble, nous puissions convoyer le maximum de personnes de la région des Grands ponts à Yamoussoukro.

Nous prenons aussi les dispositions, quant à la restauration et au transport. C'est donc un tout. C'est une organisation classique que nous avons mise en place. Nous l'avons déjà fait, lors du rassemblement du 19 octobre 2019, où Yamoussoukro était noire de monde.

Nous voulons, cette fois-ci, tripler la mobilisation pour montrer que nous sommes davantage déterminés à reconquérir le pouvoir d'Etat. Si nous sommes restés tant d'années dans l'opposition, ce n'est pas par faiblesse mais c'était par amour pour la Côte d'Ivoire.

Nous avons pris le temps d'écouter tout le monde et tous ensemble, autour du président Bédié, avec cette fougue de jeunes et de femmes, vous verrez que ce sera une grande fête. Cette fois-ci, dès qu'on quitte Yamoussoukro, nous allons directement au Palais présidentiel, sans détour.

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