Congo-Kinshasa: L'ambassadeur du Rwanda revient sur la polémique déclenchée par ses propos

Vincent Karega s'exprime sur la polémique dont il est à l'origine en RDC. Plusieurs mouvements et personnalités de la société civile et de l'opposition congolaises réclament sa démission depuis des semaines, suite à un tweet jugé négationniste sur le massacre de Kasika, un village du Sud-Kivu, en 1998.

Cette polémique a fait ressortir le besoin impérieux de justice exprimé par les Congolais sur les nombreux crimes commis par divers acteurs dans le pays, notamment dans l'Est, depuis le milieu des années 90. Le Prix Nobel de la paix, le Dr Mukwege, réclame d'ailleurs la création d'une structure judiciaire internationale pour juger ces crimes.

De son côté, Vincent Karega ne souhaite pas revenir sur le contenu de son tweet, mais sur le sujet de la justice. Sur une coopération du Rwanda, l'ambassadeur assure que la question n'est pas d'actualité : « La structure n'existe pas, on ne le connaît pas, on ne sait pas de quoi elle traite, alors pourquoi nous expliquer par rapport à l'inexistant, répond l'ambassadeur à Florence Morice du service Afrique. S'il y a une plateforme dans laquelle nous devons coopérer avec la RDC, c'est le bilatéral, c'est le régional et les Nations unies, ce n'est pas tous les médias sociaux, les opinions d'un Prix Nobel ou d'une société civile avec lesquelles nous traitons. »

Concernant la question du rôle du Rwanda dans les crimes commis dans l'est de la RDC, l'ambassadeur répond : « Elle se pose où ? Quelle est la structure qui pose la question et de quelle question s'agit-il exactement ? »

Il finit par rappeler que le Rwanda avait déjà répondu au rapport de l'ONU de 2010 sur la question. « Le Rwanda a déjà répondu, il y a longtemps, au Mapping Report, il y a dix ans. Si les Nations unies nous revenaient avec 1 000 autres questions, si elles valent la peine, le Rwanda répondra ou peut décider de ne pas [répondre] selon nos intérêts ou nos problèmes à nous. »

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.