Afrique: Prix Mariam-Lamizana - Les productions journalistiques attendues jusqu'au 30 septembre

6 Septembre 2020

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a organisé, le vendredi 4 septembre 2020 à Ouagadougou, un déjeuner de presse pour donner des informations sur le « Prix Mariam-Lamizana pour la promotion de l'élimination des Mutilations génitales féminines (MGF). Pour la 3e édition, il y a un prix "spécial COVID-19", qui sera décerné à la production, ayant réussi à démontrer l'impact de la pandémie en lien avec cette pratique au Burkina Faso.

La 3e édition 2020 du prix Mariam- Lamizana pour la promotion de l'élimination des Mutilations génitales féminines (MGF), a introduit une catégorie spéciale COVID-19. Ainsi toutes les œuvres relatives aux MGF et intégrant le contexte de la maladie à coronavirus, concourent d'office dans cette catégorie.

C'est l'information donnée, le vendredi 4 septembre 2020 à Ouagadougou, par les initiateurs du prix, à savoir l'UNFPA, en collaboration avec le ministère en charge de la communication et celui en charge de la femme.

Lequel prix vise à encourager la contribution des journalistes aux efforts du gouvernement et de ses partenaires, pour la promotion de l'abandon des MGF.

Les catégories de soumissions sont la presse écrite, la radio, la télévision et la presse en ligne, avec des œuvres publiées ou diffusées dans un média local ou international, du 1er septembre 2019 au 30 septembre 2020.

Selon les organisateurs, le lauréat de chaque catégorie sera primé avec un smartphone, un kit support MOJO, une attestation et un chèque de 500 mille F CFA.

La présidente de l'ONG Voix de femmes au Burkina Faso, Mariam Lamizana : « Mon vœu le plus ardent est de voir un jour, mon pays débarrassé de toutes ces pratiques traditionnelles avilissantes ».

Le « Super prix Mariam-Lamizana » reviendra au lauréat ou à la lauréate, ayant obtenu la meilleure note de l'ensemble des catégories et il recevra, en plus des prix décernés par catégorie, un chèque de 500 mille F CFA, un ordinateur et un trophée.

Le représentant-résident de l'UNFPA, Auguste Kpognon, a exprimé sa reconnaissance à son institution et ses partenaires, qui sont résolument engagés à mettre fin aux violences basées sur le genre d'ici à 2030.

Pour lui, les MGF constituent des violations des droits fondamentaux des femmes et des filles, mais les efforts des acteurs ont permis à son avis, d'enregistrer des avancées encourageantes.

« Le taux de prévalence de l'excision est passé de 13% en 2010 à 11% en 2015 pour les filles de 0 à 14 ans », s'est-il réjoui.

Et d'ajouter que ces progrès doivent être maintenus en prenant en compte, le contexte de la pandémie de la COVID-19, qui pourrait faire oublier la nécessité et l'urgence d'accélérer les actions pour mettre fin à ce phénomène.

Albert Sawadogo du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre la pratique de l'excision (SP/CNLPE) a affirmé que 29 pays de l'Afrique sont touchés par les MGF et le Burkina Faso est l'un des pays, selon lui, à adopter depuis 1996 une loi contre la pratique des MGF.

L'excision a toujours la "peau dure"

Bien que des acquis aient été engrangés, M. Sawadogo a regretté que cette pratique ait toujours la peau dure dans certaines régions. « La prévalence la plus élevée en 2015 était

Les hommes de médias ont été invités à plus de productions journalistiques, afin que les couteaux et les lames des exciseuses, ne "touchent" plus au clitoris de la femme.

la région des Cascades avec 89,8%, suivie du Centre-Nord avec 83,8% et la moins touchée, le Centre-Ouest, avec 48,9% », a-t-il expliqué. Il a noté que de nombreux défis restent à relever, notamment dans les régions des Cascades, la Boucle du Mouhoun et le Sahel.

La présidente de l'ONG Voix de femmes au Burkina Faso, Mariam Lamizana, celle dont le prix porte son nom depuis 2017, a fait de l'abandon des MGF, son cheval de bataille.

Sa principale préoccupation est de pouvoir renforcer son investissement personnel dans la perspective de l'atteinte de la tolérance zéro aux MGF et susciter une plus grande participation et l'implication des jeunes dans la pérennisation des actions de la lutte.

Elle a signifié que dans un monde en digitalisation constante, la déconstruction des normes sociales qui sous-tende la discrimination basée sur le genre, ne peut se faire sans la presse, qui a cette capacité de "construire et de déconstruire" les opinions sur les faits et les phénomènes sociaux.

Plus de: Sidwaya

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