Congo-Kinshasa: Exonérations fiscales et douanières illégales interdites

7 Septembre 2020

Les exonérations fiscales, non-fiscales et douanières, ainsi que les allègements fiscaux non-conformes aux textes légaux sont désormais interdits. Telle est l'option levée par le Conseil des ministres, à l'issue de sa réunion du vendredi 04 septembre, tenue sous la direction du Chef de l'Etat. Il a été constaté en effet de nombreux abus dans le chef de plusieurs membres du gouvernement, avec pour effet négatif le coulage des recettes publiques, en termes de millions de dollars américains.

Cette décision a pour soubassement le rapport préliminaire d'enquête de l'IGF (Inspection Générale des Finances), actuellement engagée dans la bataille de la traçabilité des ressources financières nationales, dans tous les domaines de la vie nationale, avec un regard particulier sur le fisc, la douane, les mines, les marchés publics, etc.

C'est un coup de poing salutaire contre la saignée des finances publiques. Car, avec la pratique illicite des exonérations fiscales, non fiscales et douanières, des millions, voire des milliards de dollars échappaient chaque année au Trésor public. Pendant que des « Kuluna » en cravate s'enrichissaient à vue d'œil, s'aménageant des empires immobiliers et des parcs automobiles et planquant leurs avoirs dans des paradis fiscaux, la République Démocratique du Congo et l'écrasante majorité de ses citoyens ne faisaient que tirer le diable par la queue.

Ce sont du reste les pilleurs du pays qui ne cessaient de soutenir la thèse de l'impossibilité, pour celui-ci, de se doter d'un budget minimum de 11 milliards de dollars américains.

En dépit des études récentes, notamment celles du professeur Daniel Mukoko Samba (2019), alors vice-Premier ministre et ministre du Budget, ainsi que du professeur Emmanuel Luzolo Bambi Lesa, ancien Conseiller du chef de l'Etat honoraire chargé de la Bonne Gouvernance, de la Lutte contre la Corruption, le Blanchiment des capitaux et le Financement du Terrorisme ayant évalué à au moins 15 milliards de dollars par an, les recettes publiques qui se volatilisaient annuellement dans la nature, des criminels économiques ont continué à traiter de rêveurs les tenants de la thèse d'un tel budget national.

Aujourd'hui, les différentes enquêtes de l'Inspection Générale des Finances sont en train de démontrer que la RDC est capable de mobiliser non seulement un budget de 11 milliards de dollars américains, mais aussi de le multiplier par deux, trois, voire quatre, rien qu'avec les recettes fiscales, douanières et minières. Or, il y a à côté l'agriculture, l'énergie électrique, le pétrole, l'élevage, la pêche, le tourisme, le bois, les télécommunications, la culture, etc. Avec la bonne gouvernance et une dose suffisante de patriotisme chez les gouvernants et les mandataires publics, il est possible de chasser la pauvreté du quotidien congolais en quelques années. Kimp

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