Togo: Le pays doit continuer à miser sur l'investissement privé pour relancer l'économie post-coronavirus

Rapport de la banque mondiale
communiqué de presse

Lomé — La crise provoquée par la pandémie mondiale de coronavirus a eu des répercussions importantes sur l'économie togolaise et pourrait faire baisser la croissance de 5,3 % en 2019 à 1 % en 2020. C'est la conclusion de la première édition du rapport sur la situation économique au Togo publiée aujourd'hui par la Banque mondiale.

Selon cette étude intitulée, « Dynamiser l'investissement privé pour plus de croissance et d'emplois », les restrictions du trafic aérien, la fermeture des frontières, les mesures de distanciation sociale et de restriction des mouvements conjuguées à la baisse de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux du Togo ont porté un coup dur à l'activité économique.

La croissance devrait toutefois progressivement retrouver le niveau d'avant crise à partir de 2022, grâce aux investissements publics dans les infrastructures et au regain de l'investissement privé, si les réformes en faveur de l'amélioration du climat des affaires se poursuivent et s'amplifient.

« Les mesures de distanciation sociale et de confinement prises par le gouvernement togolais pour juguler la crise sanitaire ont particulièrement affecté les activités de production et de vente, le commerce de détail, la construction et le tourisme », explique Thierry Yogo, économiste principal de la Banque mondiale pour le Togo et co-auteur du rapport. « La pandémie de COVID-19 a eu un effet négatif important sur le secteur privé et pourrait compromettre l'atteinte des objectifs du programme national de développement. »

Pour atténuer ces risques, les auteurs du rapport invitent le gouvernement à lever les contraintes structurelles au développement du secteur privé, qui joue un rôle essentiel dans le plan national de développement et dans la relance de l'économie après la pandémie de COVID-19. Il est question de faciliter l'accès au financement, d'améliorer la qualité et de réduire les coûts d'accès à l'électricité et aux services de télécommunication (internet, téléphonie mobile), d'alléger le poids de la fiscalité sur les entreprises et de renforcer le capital humain.

Le rapport recommande d'exploiter davantage le potentiel économique du numérique qui pourrait contribuer à dynamiser le secteur privé et booster la croissance économique du Togo tout en créant un nombre important d'emplois productifs. « Continuer à miser sur l'investissement privé comme levier de relance économique sera crucial pour renforcer la résilience du Togo face aux vulnérabilités économiques et sociales révélées par la crise du coronavirus », souligne Hawa Wagué, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Togo.

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