Congo-Kinshasa: Violation de la Constitution par le Chef de l'Etat - Me Théodore Ngoy explique le sens de sa démarche

Intervenant dans le Magazine Top Presse sur Topcongo FM, au sujet de deux juges de la Cour Constitutionnelle nommés dernièrement par Ordonnance présidentielle, à la Cour de Cassation, Théodore Ngoy, avocat Conseil de ces juges a fait partiellement une démonstration juridique. Laquelle démonstration accuse le Chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de violer la Constitution de la République et, cet acte infractionnel pourrait engendre une procédure de la destitution devant le Congrès.

Aussitôt rendu public ces ordonnances, l'avocat conseil des concernés, Théodore Ngoy avait, ipso facto, adressé une lettre au Président de la République.

«Dans ma lettre, je prie respectueusement le Président de la République de bien vouloir rapporter son ordonnance, après avoir fait la démonstration de la violation intentionnelle de la constitution", avait déclaré Me Théodore Ngoyi, avocat des juges Kilomba et Ubulu de la Cour Constitutionnelle nommés à la cour de cassation.

Selon lui, le Chef de l'Etat courait le "risque d'être destitué" par le Parlement pour violation intentionnelle de la Constitution. Cette mise au point est soutenue par le Candidat Malheureux de la présidentielle 2018, Martin Fayulu Madidi.

Théodore Ngoy a assuré « qu'il n'a pas souhaité du tout que le Président de la République ait à s'expliquer (auprès du Parlement réuni en Congrès, tel que le prévoit la Constitution en cas de violation de la loi fondamentale congolaise", explique-t-il. Et d'ajouter : «Je voudrais que le Président de la République achève son mandat et réalise le projet de société qui ressort de la Constitution, celui d'instaurer un Etat de droit. C'est mon souhait, c'est ma prière", affirme ouvertement l'avocat conseil des juges.

« J'ai vu beaucoup d'humilité et de charismes en lui. J'ose croire qu'il va, calmement, constater que les arguments que j'ai produits (dans la lettre lui adressée) sont valables et qu'il va rapporter (son ordonnance). Il en sortira grand », annonce-il clairement. Avant d'ajouter : "Ce n'est pas une faiblesse. Il va montrer par-là que pendant qu'il est Président de la République, il n'acceptera pas qu'il y ait violation des droits. Félix Tshisekedi "va aussi devenir grand, en interdisant à l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et ses militants, de m'agresser comme on a déjà commencé à le faire. On a agressé mon petit-frère à Lubumbashi et menacé mon collaborateur », martèle-t-il. Et de poursuivre : « Je crois qu'il entendra ma requête que je lui ai adressée dans le respect de l'institution qu'il incarne, et qu'il ne voudra pas qu'on aille à l'autre alternative », prédit-il.

Pour rappel, le Chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi avait rendu public dernièrement des ordonnances présidentielles à l'absence du Premier Ministre envoyé par lui, en mission d'urgence au Haut Katanga. L'une des ordonnances contresignée par le Ministre de l'intérieur, Gilbert Kankonde nommant les deux juges, à savoir : Kilomba et Ubulu de la Cour Constitutionnelle à la Cour de Cassation avait suscité plusieurs réactions au sein du microcosme politique.

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