Gabon: « Les nouveaux textes » de la FEGABAB - Un bras de fer vivant ses dernières heures

10 Septembre 2020

En marge du renouvellement de son Bureau Fédéral, la famille du Basketball gabonais fait face à un nouveau trouble : Celui de la polémique selon laquelle le Président en place semblerait vouloir imposer de « nouveaux textes ».

Il faut remonter à décembre 2018 pour connaitre le début de cette polémique, lorsque le Président Fédéral décide de ne pas convoquer à son Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire, un grand nombre d'associations et de clubs parmi lesquels figuraient tous ceux de l'Estuaire, de l'Ogooué Ivindo et leurs Ligues respectives.

Pour ce qui est de la non convocation à l'Assemblée Générale Ordinaire de 2018, des Ligues de Basketball de l'Estuaire, de l'Ogooué Ivindo et de leurs clubs et associations, cela ne fait l'objet d'aucune contestation par les concernés. Conscientes du fait de ne pas avoir transmis les rapports d'activités et les procès-verbaux de leurs Assemblées Générales de la même année, dans les délais requis par les articles 13 et 16 des statuts de la FEGABAB, leur mise à l'écart n'est que logique.

Le problème intervient au niveau de l'Assemblée Générale Extraordinaire. L'argument qui justifiait la mise à l'écart de l'Assemblée Générale Ordinaire de certains clubs et associations, telle que la Ligue de l'Estuaire, celle de l'Ogooué Ivindo et leurs membres affiliés, n'est pas valable pour l'AGE. Tout simplement parce que son caractère extraordinaire fait en sorte qu'elle puisse être convoquée à tout moment, et rend donc impossible le fait de conditionner la présence d'une ligue et ses membres, à la transmission d'un procès-verbal d'une Assemblée Générale ORDINAIRE, qui ne peut avoir lieu qu'une fois dans l'année et souvent à une période précise.

Cette faute, au regard du grand nombre d'associations absentes, rend de facto invalides l'ensemble des décisions prises lors de cette AGE, qui délibère selon des conditions précisées dans l'article 21 des statuts de la FEGABAB. De plus, le procès-verbal de cette AGE, qui atteste de la délibération selon les normes, n'a jamais été transmis à l'ensemble des membres tel que prévu par l'article 24 des statuts de la FEGABAB. A partir de là nait le grand cafouillage.

Dun côté, le Président de la FEGABAB affirme que « les nouveaux textes » sont valides, ce qui suppose leur approbation par le Ministère de tutelle. De l'autre côté, la Ligue de l'Estuaire et ses membres affiliés contestent pour les motifs énumérés plus haut, et ont initié une procédure auprès du Ministère de tutelle via leur Direction Provinciale des Sports. Il est important de préciser que l'Honorable Sylvie KOTHA épse. NZAMBA, elle-même ancienne Présidente Fédérale, est également revenue sur ce problème des textes lors de sa dernière rencontre avec le Ministre des Sports Franck NGUEMA.

L'un des gros enjeux de cette polémique est le fait que « les nouveaux textes » définissent un nouveau mode d'élection, retirant le droit de vote à un grand nombre d'associations et fragilisant les clubs formateurs qui sont de gros pourvoyeurs de voix. Ce qui serait vu par les associations et les clubs comme un moyen pour le président actuel de faire le lit à son éventuel candidat.

En attendant décembre pour être fixé, le mois d'octobre sera décisif pour situer la famille du Basketball sur les textes en vigueur. Car si « les nouveaux textes » proposés par le Président de la FEGABAB sont ceux en vigueur, comme le martèle ce dernier, les prochaines élections de Ligues seront organisées par la FEGABAB tel que le prévoit « les nouveaux textes ». Mais si ce n'est pas le cas, et que la DPS demeure le référent par rapport à l'élection des Ligues, il ne fera aucun doute que l'élection fédérale de décembre devra se faire selon les textes de la dernière AGE de 2015, amendés sous la présidence de Yvon Patrick MEDOUA NZE.

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