Burkina Faso: Mouvement pour le progrès et le changement - Retour à la case CFOP

Le Mouvement pour le progrès et le changement (MPC) a quitté l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP).

Le premier responsable du parti, Claude Ouédraogo, l'a clairement signifié aux hommes de médias, le jeudi 10 septembre 2020.

Le MPC retourne au Chef de file de l'opposition politique (CFOP), un retour à la case départ, car au commencement était le CFOP. Et son candidat à la présidentielle prochaine est Zéphirin Diabré de l'Union pour le progrès et le changement (UPC).

A quelque deux mois de l'élection présidentielle, chaque formation politique ratisse large pour avoir le maximum de voix au soir du 22 novembre 2020. Et l'une des meilleures stratégies pour les partis politiques, c'est de nouer des alliances.

L'Union pour le progrès et le changement (UPC) vient d'enregistrer dans ses rangs un soutien. Il s'agit du Mouvement pour le progrès et le changement (MPC), qui était jusqu'alors membre de l'Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP).

Ce parti claque la porte à la majorité, parce que, selon son secrétaire général et porte-parole du jour, Abdoul Karim Ouédraogo, l'insécurité gagne du terrain au Burkina Faso. « Durant les cinq années de mandat du président Kaboré, le Burkina a perdu le contrôle d'un tiers de son territoire.

Environ 4000 Burkinabè et amis du Burkina ont été tués, plus d'un million de nos concitoyens sont des déplacés internes, tandis que plus de 3 millions de nos concitoyens sont touchés par la crise alimentaire. Plus de 4000 écoles sont fermées, des centaines de centres de santé sont non fonctionnels... »

Avant de rejoindre la mouvance présidentielle, le MPC était, à sa création en 2012, membre du CFOP. Selon le SG dudit parti, si lui et ses camarades s'étaient alignés derrière le président Kaboré, c'est parce qu'ils croyaient, que fort de ses 26 ans d'expérience, il allait réussir à mobiliser toutes les énergies et les forces pour bâtir un Burkina d'unité nationale et d'espérance.

Ce retour à la maison, les responsables du MPC l'assument ; ils refusent de battre leur coulpe sur la poitrine d'autrui. « On nous avait prévenus que le MPP n'était pas différent, mais nous nous sommes entêtés et nous avons vu », a affirmé son président, Claude Ouédraogo.

Aujourd'hui, l'espoir de ce parti repose sur Zéphirin Diabré. Et le choix du président de l'UPC comme leur candidat à la présidentielle est justifié, disent-ils, par sa capacité de rassembler les Burkinabè de tous les bords, sa vision politique, son expérience et son programme.

« De par son expérience internationale et nationale dans le privé et le public, dans les affaires et la politique, Diabré a la réputation d'un homme compétent qui peut changer radicalement la gouvernance du pays pour le bonheur des Burkinabè », a conclu le SG.

Plus de: L'Observateur Paalga

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