Congo-Brazzaville: Vie des partis - L'UPC formule dix-sept recommandations à l'endroit du CSLC

Le parti Unis pour le Congo (UPC) que dirige Paulin Makaya a formulé le 8 septembre dernier au cours d'une séance de travail avec le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) une série de recommandations, dix-sept au total, en vue de la consolidation de la paix et de la symbiose intercommunautaire.

Au nombre de celles-ci l'amnistie de tous les prisonniers politiques ainsi que ceux condamnés par contumace, avant toute consultation faisant l'objet d'une communication politique afin de permettre au Congo la tenue d'un véritable dialogue national inclusif, gage sûr d'une organisation d'un scrutin apaisé, libre transparent et démocratique.

Créer au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), une sous-commission médias et communications, chargée de veiller à la régulation de l'égal accès aux médias d'Etat des partis d'opposition et de la majorité.

Faire prévaloir les notions d'égalité et d'équité dans la diffusion des informations politiques. Favoriser les débats contradictoires radio-télévisés et permettre aux deux candidats finalistes s'il y a lieu, de participer au dernier débat pour l'intérêt national.

Outre ces recommandations, le communiqué de presse de l'UPC rendu public à cette occasion note que la rencontre a également porté sur la communication politique pendant la prochaine présidentielle. Et en tant que régulateur des questions de communication et de liberté de presse, le CSLC se doit d'être un organe technique et apolitique.

Pour sa part, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo, a d'entrée de jeu rappelé que son institution a inscrit cette descente dans le cadre d'une série de rencontres avec les différents groupements et partis politiques, prélude aux grandes retrouvailles de ce mois avec la participation du PNUD.

Il a appelé les acteurs politiques à faire montre d'un comportement responsable afin de préserver la paix surtout en cette période où nous nous dirigeons vers l'élection présidentielle. « Vivre la démocratie, c'est accepter la contradiction et il n'y a point de dialectique sans contradiction », a-t-il souligné.

En réponse à ces propos, l'UPC a donc pensé qu'il faut un accord politique faisant de sorte que tous les acteurs politiques s'entendent et trouvent la possibilité de résoudre leurs différends. D'où, a signifié Paulin Makaya, la tenue du dialogue national inclusif. Cette grande rencontre s'impose et elle est une évidence.

Le parti de Paulin Makaya a en outre souhaité que le CSLC soit représenté au sein de la Commission électorale nationale indépendante afin qu'elle ait une image crédible et fiable, étant donné que selon l'UPC cette structure chargée de réguler la communication dans notre pays ne l'est plus en période électorale.

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