Afrique: Riposte mondiale au coronavirus - le Conseil de facilitation du Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la Covid-19 tient sa réunion inaugurale

Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, António Guterres, appelle à accroître considérablement le financement de l'Accélérateur ACT, un dispositif mondial qui vise à favoriser la reprise d'activité et le regain de la prospérité dans le monde.

Le Conseil de facilitation de l'Accélérateur ACT est co-présidé par M. Cyril Ramaphosa, Président de la République sud-africaine, et Mme Erna Solberg, Première Ministre de Norvège.

Plusieurs dirigeants mondiaux - dont plus de 30 chefs d'État et ministres - publient une déclaration dans laquelle ils s'engagent à promouvoir le soutien en faveur de l'accélérateur ACT et où ils soulignent la nécessité d'apporter les ressources financières nécessaires pour ne laisser personne de côté.

On estime qu'il manque encore 35 milliards de dollars des États-Unis pour financer l'Accélérateur ACT, afin que celui-ci permette à tous les pays de disposer des outils nécessaires pour mettre fin à la pandémie le plus rapidement possible.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS, et la Dre Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, ont coorganisé aujourd'hui la réunion inaugurale du Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT). Au cours de la réunion, coprésidée par M. Cyril Ramaphosa, Président de la République sud-africaine, et Mme Erna Solberg, Première Ministre de la Norvège, le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a prononcé une allocution liminaire.

Le Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) est une collaboration mondiale efficace, déjà opérationnelle, qui vise à accélérer la mise au point et la production de produits de diagnostic, de traitements et de vaccins contre la COVID-19 et à en assurer un accès équitable.

Lancé le 24 avril dernier par l'Organisation mondiale de la Santé, en collaboration avec la Commission européenne, la France et la Fondation Bill & Melinda Gates et avec le soutien du Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et de plusieurs chefs de gouvernement, il permet déjà d'obtenir des résultats tangibles : plus de 170 pays participent au nouveau dispositif pour les vaccins anti-COVID-19 et 10 vaccins candidats sont en cours d'évaluation, dont neuf dans le cadre d'essais cliniques, ce qui donne le portefeuille de vaccins anti-COVID-19 le plus important et le plus diversifié au monde.

En investissant dans l'Accélérateur ACT - qui relève d'une approche multilatérale - on augmente les chances de succès pour tous les pays en donnant accès, plus rapidement, à un plus grand nombre d'outils, en partageant les coûts et en atténuant les risques associés à la recherche‑développement. Au total, il faut encore 35 milliards de dollars des États-Unis pour atteindre les objectifs visés à l'aide de l'Accélérateur ACT, c'est-à-dire produire 2 milliards de doses de vaccins, 245 millions de traitements et 500 millions de tests.

Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l'OMS, a dit : « La COVID-19 entraîne près de 5000 décès par jour et l'économie mondiale devrait se contracter de plusieurs milliers de milliards de dollars cette année. Les arguments en faveur d'un investissement pour mettre fin à la pandémie n'ont jamais eu autant de poids. L'Accélérateur ACT est le meilleur moyen d'assurer un accès équitable aux vaccins, aux produits de diagnostic et aux traitements, mais il y a actuellement un déficit de financement de 35 milliards de dollars. Le financement intégral de l'Accélérateur ACT permettrait de raccourcir la durée de la pandémie et récupérer rapidement les sommes investies à mesure que l'économie mondiale se redresserait ».

Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission européenne, a déclaré : « Le lancement, aujourd'hui, du Conseil de facilitation nous rapproche de notre objectif mondial : l'accès aux vaccins contre le coronavirus, aux tests et aux traitements pour tous ceux qui en ont besoin, où qu'ils se trouvent. L'Union européenne usera de tout son pouvoir fédérateur pour que le monde reste uni dans la lutte contre le coronavirus. Sous la présidence de la Norvège et de l'Afrique du Sud, qui représentant le Nord et le Sud du monde, et grâce à l'expertise de l'OMS et de nos partenaires internationaux, aucun pays ni aucune région ne sera oublié dans ce combat.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a dit : « Nous avons maintenant besoin de 35 milliards de dollars de plus pour déployer le dispositif à l'échelle voulue et obtenir des résultats. Ces chiffres révèlent une réelle urgence. Si 15 milliards de dollars ne sont pas injectés au cours des trois prochains mois, en commençant dès maintenant, nous perdrons cette fenêtre d'opportunité ».

M. Cyril Ramaphosa, Président de la République sud-africaine, a déclaré : « Il est essentiel que l'humanité comprenne que si un vaccin est mis au point, et quand il le sera, tous les pays, y compris sur mon propre continent, l'Afrique, devraient en bénéficier et ne pas être laissés pour compte. Selon des principes d'humanité, le vaccin doit être considéré comme un bien public pour tous. Nous ne pouvons pas atteindre la couverture sanitaire universelle si un vaccin anti‑COVID‑19 n'est disponible que dans les pays dotés de ressources suffisantes ».

Le Président de la République du Rwanda, Paul Kagame, a déclaré : « C'est certainement l'une des initiatives les plus importantes en cours dans le monde aujourd'hui et peut-être de l'histoire. Pour réussir, il faut mettre en place une infrastructure de santé publique solide permettant de faire face à n'importe quel problème de santé de manière durable. Il est indispensable d'allier solidité des système de santé et partenariats novateurs, comme cet Accélérateur. »

Mme Erna Solberg, Première Ministre de la Norvège, a déclaré : « L'Accélérateur ACT a déjà permis d'obtenir des résultats extraordinaires. Le monde a montré qu'il était capable de s'unir en temps de crise. La Norvège travaillera sans relâche pour que des intérêts communs soient définis et fassent l'objet d'un suivi, et que tous les pays et acteurs soient écoutés, afin que nous puissions obtenir ensemble les meilleurs résultats possibles.

La réunion d'aujourd'hui s'est tenue à un moment crucial pour l'Accélérateur ACT car elle a permis d'examiner une stratégie et un argumentaire d'investissement actualisés pour un déploiement à plus grande échelle. Ce document sera finalisé d'ici au 17 septembre et sera publié peu après. Le Secrétaire général de l'ONU a confirmé qu'une réunion de haut niveau aurait lieu le 30 septembre, lors de la prochaine Assemblée générale.

Le Conseil a pour rôle de faciliter le travail concernant l'Accélérateur ACT grâce à un leadership politique et à la défense de solutions collectives dans l'intérêt du monde, et de la mobilisation de ressources supplémentaires.

Le Conseil est composé de représentants de la Commission européenne, de l'Organisation mondiale de la Santé, de l'Afrique du Sud, de l'Allemagne, de l'Arabie saoudite, de Bahreïn, du Brésil, du Canada, de la Chine, de l'Espagne, de la France, de l'Inde, de l'Indonésie, de l'Italie, du Japon, du Mexique, du Népal, de la Norvège, de l'Ouzbékistan, de la République de Corée, du Royaume-Uni, de la Russie, du Rwanda, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Singapour des Tuvalu et du Viet Nam. Le Conseil comprend aussi des représentants du Wellcome Trust, du Forum économique mondial et de la Fondation Bill & Melinda Gates, ainsi que les Envoyés spéciaux de l'OMS pour l'Accélérateur ACT, des représentants de la société civile et des représentants de l'industrie.

Note aux rédactions

Le Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT) est une collaboration mondiale efficace et déjà opérationnelle, qui vise à accélérer la mise au point et la production de produits de diagnostic, de traitements et de vaccins contre la COVID-19 et à en assurer un accès équitable. Il a été créé à la suite d'un appel des dirigeants du G20 en mars puis lancé par l'OMS, la Commission européenne, la France et la Fondation Bill & Melinda Gates en avril 2020.

L'Accélérateur ACT n'est ni un organe décisionnaire ni une nouvelle organisation, mais il vise à accélérer les efforts de collaboration entre les organisations existantes pour mettre fin à la pandémie. Il s'agit d'un cadre de collaboration qui a été conçu pour réunir les principaux acteurs dans le but de mettre fin à la pandémie le plus rapidement possible grâce à la mise au point plus rapide, à l'allocation équitable et à la mise à disposition en plus grand nombre de tests, de traitements et de vaccins pour protéger les systèmes de santé et permettre le rétablissement des sociétés et le relèvement de l'économie à court terme.

Il s'appuie sur l'expérience de grandes organisations mondiales du domaine de la santé qui s'attaquent aux problèmes sanitaires les plus complexes au monde et qui, en collaborant, sont en mesure d'obtenir de nouveaux résultats plus ambitieux contre la COVID-19. Ses membres s'engagent tous à veiller à ce que chacun ait accès à tous les outils nécessaires pour vaincre la COVID-19 et à travailler en partenariat comme jamais auparavant pour y parvenir.

L'Accélérateur ACT est composé de quatre axes de travail : les produits de diagnostic, les traitements, les vaccins et le lien avec les systèmes de santé. À cet égard, l'accès et l'allocation constituent un domaine d'activité transversal.

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