Libye: Le gouvernement de l'Est pro-Haftar démissionne

Le maréchal libyen, Khalifa Haftar

Le gouvernement de l'Est de la Libye, non reconnu par la communauté internationale, a présenté le 13 septembre sa démission au président du Parlement de Tobrouk, Aguila Salah, au milieu des protestations populaires contre la détérioration des services publics.

Cette démission est le résultat des mobilisations sociales qui ont lieu dans les rues de la Libye, de Benghazi, ville contrôlée par le maréchal Khalifa Haftar, à Tripoli, capitale du pays et siège du gouvernement d'union nationale dirigé par le Premier ministre Fayez Sarraj.

En effet, ces derniers jours, les régions de l'Est se plaignent de la médiocrité des services de la santé et de l'électricité ainsi que du manque de liquidité dans les banques. Les attaques menées par la milice de Haftar, soutenue par plusieurs pays arabes et occidentaux, ont fait plusieurs blessés et morts parmi les civils et entraîné d'énormes dégâts matériels dans la région occidentale de la Libye, où se trouve la capitale Tripoli.

Le Parlement de Tobrouk a été créé en 2014 pour remplacer le Congrès général national libyen après la mort de Mouammar Kadhafi et contrôle l'ouest de la Libye.

Le conflit fait rage dans ce pays d'Afrique du Nord depuis 2014 et est devenu un scénario de guerre mondialisé impliquant différentes puissances étrangères ayant des intérêts sur le terrain. L'armée nationale libyenne à Haftar est soutenue par l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte, la Russie et la France, tandis que le Gouvernement d'union nationale reçoit un soutien militaire de la Turquie et un soutien financier du Qatar, et est reconnu par les Nations unies depuis 2016. Le cessez-le-feu, entré en vigueur depuis le 21 août dernier, a été violé à plusieurs reprises par la milice de Haftar.

La suspension de la production et la fermeture des ports pétroliers dans l'est de la Libye ont causé des pertes de plus de 6,5 milliards de dollars, selon la National Oil Corporation of Libya. Le pays souffre d'une crise électrique aiguë liée à l'arrêt forcé de la production de pétrole et de gaz, à la pandémie du coronavirus et à la menace que représentent les mercenaires étrangers et les groupes armés présents pour les diverses infrastructures énergétiques.

Les pourparlers de paix au Maroc ont donné le feu vert à la reprise des activités, qui est considérée comme un premier pas commun vers l'amélioration de la situation économique dans la région.

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