Maroc: Election du Maroc au Comité de l'ONU sur les droits économiques, sociaux et culturels

15 Septembre 2020

Le Maroc a été élu, lundi, en la personne du professeur Mohamed Amarti, pour représenter l'Afrique en tant que membre du Comité des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels, pour une période de quatre ans, commençant le 1er janvier 2021. Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels est l'un des principaux organes de traités du système onusien des droits de l'Homme.

Il assure le suivi de la mise en œuvre par les Etats parties, de leurs obligations au titre du Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels. Ce dernier, au même titre que le Pacte sur les droits civils et politiques, constitue le socle de la nomenclature onusienne en matière des droits de l'Homme. L'élection du Maroc à ce Comité extrêmement important est une reconnaissance éloquente de la part de la communauté internationale, des efforts et réalisations du Royaume, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, en termes de promotion et de protection des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, particulièrement les droits économiques, sociaux et culturels.

Cette élection est également une consécration par les Etats membres des Nations unies, des grands programmes, chantiers et initiatives adoptés par le Maroc afin de prendre en charge et promouvoir les droits économiques, sociaux et culturels sur l'ensemble du territoire national, notamment l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), lancée par le Souverain en 2005. Le professeur Amarti a été élu à ce poste, en compagnie du candidat égyptien, grâce au vote en sa faveur de 37 des 54 membres du Conseil économique et social des Nations unies. Président de la Commission régionale de l'Oriental du Conseil national des droits de l'Homme, il a remporté cette élection face à la candidate sud-africaine qui briguait un second mandat.

A signaler dans ce même cadre que la stratégie multidimensionnelle adoptée par le Maroc pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et les actions de solidarité entreprises par le Royaume en faveur des pays africains ont été mises en avant, lundi, devant la 45ème session du Conseil des droits de l'Homme (CDH) tenue à Genève. Présentant la déclaration du Maroc au titre du "Dialogue interactif" sur le rapport oral de la haute commissaire des droits de l'Homme sur le Covid-19, l'ambassadeur représentant permanent du Royaume à Genève, Omar Zniber, a mis en exergue "les multiples mesures entreprises au Maroc dans la lutte contre le Covid-19, privilégiant, la santé des citoyens, à toute autre considération, dans un contexte économique mondial difficile".

"Aussi, et malgré les défis qu'a posés cette situation inédite, le Maroc a, conformément à ses engagements internationaux de promotion et de défense des droits de l'Homme, inscrit toutes les catégories de personnes installées au Maroc dans la même logique, en leur accordant les droits garantis aux nationaux en termes d'accès aux soins et de soutien", a-t-il poursuivi. Il a relevé, dans ce sens, que la solidarité ne devrait pas s'exprimer qu'à l'échelle nationale, mais s'étendre à notre environnement global car ce n'est certainement pas une situation qui peut être affrontée par des efforts unilatéraux, et la menace ne sera pas totalement éradiquée tant qu'un seul pays restera touché.

Fidèle à son engagement indéfectible en faveur d'une véritable solidarité en toutes circonstances, le Maroc a consacré un soutien à son continent d'appartenance en conduisant une opération d'aide au profit de plusieurs Etats africains frères, et de la Commission de l'Union africaine, créant ainsi un réel pont aérien entre les différentes régions du continent, a-t-il rappelé.

"Cette pandémie fait fi des frontières géographiques, nécessitant ainsi la solidarité de tous dans cette lutte, une solidarité qui devrait s'exprimer au niveau international et non uniquement à l'échelle nationale", a dit l'ambassadeur. Et d'ajouter que "la coopération internationale doit être au centre de nos actions avec une attention particulière aux domaines les plus importants et aux partenaires les plus vulnérables, car au-delà de la crise sanitaire, les relations humaines et étatiques demeurent le fondement de la société internationale".

Sur un autre registre, Omar Zniber a attiré l'attention sur "la désinformation, et les flux d'informations non maîtrisés, qui peuvent s'avérer dans ce contexte précis, extrêmement nuisibles", soulignant l'impératif pour les journalistes et les médias de faire preuve de davantage de rigueur. "Les réseaux sociaux doivent, dans cette optique, s'ériger en levier de sensibilisation et d'appropriation par les citoyens, des décisions prises par les gouvernements", a dit l'ambassadeur qui a interpellé le Haut commissariat aux droits de l'Homme sur les actions qu'il entend entreprendre à ce sujet.

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