Cote d'Ivoire: Serge Djibré - "Ce n'est pas Serge Djibré qui est rejeté, c'est l'avenir du pays qui est en danger"

Au lendemain du rejet de sa candidature à la Présidence par le Conseil constitutionnel, le candidat de l'initiative citoyenne "1000 Volontaires" pour changer la Côte d'Ivoire, Serge Djibré, a animé une conférence de presse le mardi 15 septembre 2020 dans un hôtel d'Abidjan-Cocody, pour dénoncer une erreur administrative.

Serge Djibré a indiqué que son équipe et lui ont été surpris et d'entendre la décision du Conseil constitutionnel jugeant sa candidature irrecevable au motif qu'il serait "parrainé par une liste d'électeurs représentant au moins 1% de l'électorat local dans seulement neuf régions et districts autonomes sur les 17 exigés par la loi".

Il évoque plutôt une erreur administrative au lieu d'un rejet express de sa candidature. « Hier, à l'instar de l'ensemble des Ivoiriens, nous avons pris connaissance du délibéré du Conseil constitutionnel relativement aux candidatures à l'élection du 31 octobre 2020. S'agissant de notre candidat, trois éléments ont retenu notre attention.

Trois éléments qui ne correspondent pas à la vérité. Le premier élément porte sur son nom. Donc, on a parlé du candidat Djibré Franck-Aimé au lieu de Djibré Serge Franck-Aimé.

C'est peut être anodin, me direz-vous, mais que le Conseil constitutionnel, qui est quand même une instance supérieure de notre système judiciaire, fasse une telle erreur, nous surprend. Deuxième élément qui a retenu notre attention, c'est la date de dépôt.

Le Conseil constitutionnel, dans son délibéré, a indiqué que nous avons déposé le dossier de candidature le 27 août. Ce qui est encore une fois erroné. Le dossier a été déposé le 31 août et les PV de dépôt sont là pour faire foi.

Le 3ème élément qui est le plus important, puisque c'est celui-là qui nous a valu notre élimination, indique que nous avons déposé les parrainages correspondant à 1% de neuf régions sur les 17 qui sont reçus.

À ce niveau, je voudrais indiquer que lors de la remise du dossier, nous avons déposé les parrainages de 17 régions (Ndlr: dont nous avons reçu copie du Bordereau de réception des fiches de parrainage comportant effectivement les 17 régions). Dans chacune de ces régions, nous étions largement au dessus des 1%.

Et encore une fois, les PV sont là, disponibles, qui font foi», a indiqué Serge Amissah, directeur de campagne du candidat.

Et d'ajouter qu'ils n'ont reçu aucune notification du juge électoral sur la question, contrairement aux autres candidats recalés par le même motif et qui ont, eux, reçu des notifications. « Il faut rappeler que notre cas est très clair dans la décision telle qu'on l'a vue écrite du conseil constitutionnel.

Notre cas est très spécifique. Nous sommes le seul cas, si je ne m'abuse, sur lequel on n'a pas reçu de notification du Conseil constitutionnel et un quota de région nous a été attribué au détriment du PV que nous avons.

Ce n'est pas Serge Djibré qui est rejeté, c'est l'avenir du pays qui est en danger. C'est l'avenir de nos enfants qui est aujourd'hui froissé», a fait savoir le candidat Serge Djibré. Il a annoncé avoir adressé un courrier au Conseil, espérant que cette erreur administrative soit rectifiée. En attendant, il a traduit es remerciements aux volontaires qui l'ont parrainé.

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