Sénégal: La région de Diourbel liste ses besoins en structures sanitaires

Diourbel — La carte sanitaire de la région de Diourbel pour 2017-2021, exposée mercredi à l'occasion d'une Revue annuelle conjointe (RAC), fait ressortir un besoin en nouvelles infrastructures sanitaires consistant en 8 hôpitaux, 17 centres de santé et 20 nouveaux postes de santé, sans compter 12 cases de santé devant être érigées en postes de santé.

La carte sanitaire de la région pour 2017-2021 fait état d'un "besoin de 8 hôpitaux, 17 centres de santé, 20 nouveaux postes de santé et 12 érections de cases de santé en postes de santé selon les paramètres démographiques", a déclaré le médecin-chef de région, Mamadou Dieng.

Il présentait la revue annuelle conjointe (RAC) de la région pour le secteur de la santé, un exercice qui a permis de faire le point des indicateurs sanitaires et réalisations faites dans la région de Diourbel pour le compte de 2019.

Selon le médecin-chef de région, Diourbel dispose actuellement de 3 hôpitaux, 8 centres de santé, 100 postes de santé, 108 cases de santé dont 27 non-fonctionnelles, 4 CPRS (centres de promotion et réinsertion sociale).

Le secteur privé représente 60% de l'offre en santé, a-t-il indiqué, notant que "la position géographique de la région de Diourbel peut être une source de vulnérabilité".

Le système de santé du Baol étant "sollicité par les régions voisines", Diourbel doit pouvoir compter sur "un système de santé solide et résilient", a indiqué Mamadou Dieng.

Dans cette optique, il est prévu la réalisation de nouveaux projets de structures et services pour combler les gaps et améliorer les offres de soins et de services, a ajouté M. Dieng.

Il est aussi "prévu la construction d'un nouvel hôpital à Touba, sur la route de Darou Mouhty, avec une capacité de 300 lits, financé par l'Etat du Sénégal à hauteur de 40 milliards.

Il y a aussi un projet de construction (réanimation, bloc opératoire, maternité) pour un montant de 6 milliards 500 millions FCFA", a signalé le médecin-chef de région.

Mamadou Dieng fait par ailleurs état d'un "déficit important" en termes de structures de santé et en personnel qualifié, notamment de médecins spécialistes.

"Nous constatons surtout qu'il y a des gaps en médecins spécialistes tels que les gynécologues, les pédiatres, les neurologues.

Donc, la région à des gaps à ce niveau et nous pensons qu'avec l'avènement de l'hôpital de Touba et l'ouverture du service pédiatrique de l'hôpital Lübke", des réponses pourraient être apportées à cette situation, a-t-il dit.

Plus de: APS

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