Cote d'Ivoire: Recouvrement des droits d'auteur - La mairie d'Abobo s'engage aux côtés du Burida

16 Septembre 2020

Le Bureau ivoirien du droit d'auteur (Burida) intensifie ses actions sur le terrain en vue de l'amélioration des conditions de vie des artistes.

Dans le cadre de sa stratégie d'élargissement des assiettes de perception des ressources, une délégation conduite par le directeur général du Burida, Ouattara Karim, a été reçue le 15 septembre, par les responsables de la municipalité d'Abobo avec à leur tête Ouattara Brahima, 4e adjoint au maire.

Le Dg du Burida a d'abord tenu à remercier le Conseil municipal d'Abobo pour sa disponibilité à s'engager aux côtés de la maison des créateurs avant de préciser que cette rencontre d'échanges dans les locaux de la mairie fait suite à la convention de partenariat signée entre l'Union des villes et communes de Côte d'Ivoire (Uvicoci) et le Burida pour optimiser le recouvrement des droits d'auteur des artistes.

Ouattara Brahima a souhaité la traditionnelle bienvenue au Dg du Burida et à sa délégation. « Nous sommes disposés à vous accompagner dans votre mission de sortir les artistes de la précarité. Avec une population jeune à 85% qui utilise les œuvres des artistes, on ne peut rester en marge de cette lutte.

Et comme les arts et la culture sont des éléments essentiels au développement d'une nation, nous serons à vos côtés pour conjuguer nos efforts à la réussite de cette mission », a promis le représentant du maire d'Abobo.

Pour Karim Ouattara, il s'agit par cette rencontre de poser les bases d'un cadre juridique avec la mairie afin de définir le rôle de chacun pour d'éviter les conflits de compétence.

Au sujet du maire d'Abobo, Hamed Bakayoko, Premier ministre de Côte d'Ivoire, il n'a pas tari d'éloges. Reconnaissant la qualité de travail de l'homme, le partage qui le caractérise et surtout sa passion à œuvrer pour une société de justice.

Ensuite, le Dg du Burida a fait un exposé pour situer l'intérêt pour les deux structures de travailler dans un cadre d'échange «gagnant-gagnant».

« Ce cadre d'échange est important dans la mesure où il nous permettra de regarder dans la même direction pour aider les artistes. Et dans cette opération, la Mairie sera notre relais pour lutter contre la piraterie », a-t-il expliqué.

Ouattara Karim a rappelé la nécessité d'identifier désormais les maquis, bars, discothèques, restaurants dans le cadre de cette opération et il a surtout insisté sur la sensibilisation pour le paiement de la redevance à verser pour les cérémonies de mariage et d'anniversaire.

« Il faut un recouvrement efficace au niveau des mariages. Désormais dans les mairies, si l'on doit utiliser un support musical, à l'occasion d'un mariage à Abidjan, il faut verser la somme de 30.000 FCfa à la mairie. Pour les villes de l'intérieur, c'est 20.000 FCfa », a-t-il indiqué.

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