Afrique Centrale: Agriculture - Les délégués d'administrations édifiés sur l'homologation des pesticides

Le Comité inter-Etat des pesticides de l'Afrique centrale (CPAC), une institution spécialisée de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), a éclairé le 16 septembre, les représentants des administrations publiques et privées sur la règlementation et les procédures d'homologation des produits chimiques destinés à repousser les organismes nuisibles y compris les vecteurs des maladies humaines, animales dans la sous-région.

L'objectif est d'inciter les agriculteurs, les industriels et même les ménages à utiliser les produits homologués autorisés et répondant aux normes du CPAC qui circulent dans la sous-région.

L'utilisation des pesticides comme les herbicides, insecticides, fongicides approuvés par le comité permettra de limiter le danger occasionné sur les plantes, dans l'environnement. Les pesticides ont un effet négatif sur la santé humaine, animale ainsi que sur les végétaux.

En effet, la pratique de l'agriculture dans la zone Cemac connait une forte pression des ravageurs et maladies des cultures, a indiqué le directeur scientifique du CPAC, Jean Blaise Moudoudou, au cours de la rencontre tenue à Brazzaville.

L'orateur a rappelé que le CPAC a pour mission d'homologuer les produits mis en circulation dans le domaine de l'agriculture dans la zone Cemac. L'homologation est un processus par lequel cette institution approuve la vente et l'utilisation d'un pesticide après examen des données scientifiques. L'examen complet montre que le produit contribue efficacement aux objectifs fixés sans présenter des risques inacceptables pour la santé humaine, animale et pour l'environnement.

L'homologation de ces produits, poursuit-il, est régie par des textes communément règlementés par le comité, actes additionnels des institutions spécialisées et des commissions de la sous-région.

Abordant la question des procédures d'homologation des pesticides en zone Cemac, Jean Blaise Moudoudou a souligné trois phases qui entrent en ligne de compte : la pré-homologation, l'homologation et la post-homologation. Ces phases obéissent à l'expérimentation, l'évaluation de l'autorisation ainsi qu'au contrôle, à la vulgarisation et la surveillance.

Après ces étapes et plusieurs tests, ajoute l'orateur, l'homologation sera attribuée par les Etats, par le biais du ministère de l'Agriculture, bien que le CPAC reste un facilitateur dans la préparation et l'examen des dossiers afin de donner un avis sur ces dossiers.

Répondant aux interrogations portant sur les produits en cours de validité d'homologation autorisés par certains pays de la Cemac, Jean Blaise Moudoudou a indiqué que les produits doivent continuer à circuler dans les pays jusqu'à la date de péremption de leur autorisation. D'autres interrogations ont été notamment sur la différence entre un pesticide chimique et un pesticide biologique ainsi que l'élimination des déchets des pesticides obsolètes.

Par ailleurs le conseiller juridique de la Société industrielle de Bois, Ghile Elenga, a émis le souhait d'uniformatisation des démarches liées à l'autorisation d'importation des pesticides avec l'instauration d'un guichet unique pour éviter la surtaxe.

Rappelons que le CPAC a été créé en 2007, puis érigé en institution spécialisée de la Cemac en 2012. Son siège est basé à Yaoundé au Cameroun. Il est dirigé par Auguste Itoua. Le comité est chargé de la coordination de la gestion concertée des pesticides en Afrique centrale afin d'aider les Etats à établir des mesures phytosanitaires compatibles avec les normes internationales, d'assurer la protection de ces Etats contre les risques découlant de l'importtation incontrolée des produits agrochimiques des mauvaises utilisations associées.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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