Burkina Faso: Lutte contre le mariage des enfants - Le Galop plaide pour l'implication active des médias

17 Septembre 2020

En provenance de médias privés et publics, les patrons des médias ont pu suivre des présentations sur la problématique du mariage d'enfants au Burkina, suivie des échanges à bâton rompu.

En effet, selon les différentes présentations, le Burkina fait partie des 10 pays africains les plus affectés par le mariage d'enfants.

10% des femmes sont mariées avant l'âge de 15 ans et 52% es femmes avant l'âge de 18 ans (soit 1 femme sur 2).

Toutes les régions du pays sont concernées par cette problématique mais à des degrés divers. Et selon le Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA), le mariage des enfants est un problème social grave au Burkina.

Il est clairement établi que le mariage des enfants est le facteur clé de l'activité sexuelle et la grossesse précoce chez la femme.

Des estimations montrent que près d'une femme sur cinq âgées de 20 à 24 ans, soit 19% avait donné naissance à un enfant vivant à l'âge de 18 ans, soit 7,3 millions d'accouchements chez les jeunes filles de moins de 18 ans chaque année, dont deux millions parmi les jeunes filles de moins de 15 ans.

Et sur les 15 pays dont les chiffres dépassent 30%, 14 se trouvent en Afrique subsaharienne.

Au regard des données statistiques au Burkina, l'Ong Voix de femmes avec l'appui de l'UNFPA a organisé du 6 au 8 août dernier, une session de renforcement des compétences des journalistes et communicateurs sur la problématique.

A l'issue de ladite session, un réseau a été mis en place afin de contribuer par l'information et l'éducation des populations, à l'accélération de l'élimination de cette pratique au pays des Hommes intègres.

C'est donc dans le souci de faciliter les missions assignées audit réseau, que la Première dame, Sika Kaboré, présidente du Galop et Mariam Lamizana, présidente de l'Ong Voix de femmes, ont initié cette rencontre qui pour elles, s'avère très importante dans le processus de sensibilisation.

Il s'agit donc de susciter et renforcer la participation des médias à la lutte contre le mariage des enfants au Burkina ; de favoriser un espace de sensibilisation dans les organes de presse sur la problématique ; de favoriser la publication des productions journalistiques sur les questions relatives au mariage d'enfants.

Un plaidoyer bien apprécié par les patrons de presse qui tout en marquant leur disponibilité, ont aussi souhaité que les différents acteurs puissent faciliter l'accès à l'information et leur disponibilité pour les hommes et femmes des médias en cas de besoin.

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