Ile Maurice: Post du MSM - Allan Wright compte porter plainte au nom des parents des 11 victimes

17 Septembre 2020

Allan Wright, qui a aperdu son épouse et l'un de ses fils, dans les inondations du 30 mars 2013, ne compte pas rester les bras croisés. Ce, après la publication d'un post sur la page Facebook du MSM faisant allusion au drame...

Il compte donner une déposition à la Cybercrime Unit du Central Criminal Investigation Department avant la fin de la semaine. Allan Wright, qui a perdu sa femme Sylvie et son fils Jeffrey dans le tristement célèbre tunnel du Caudan lors des inondations mortelles du 30 mars 2013, ne compte pas rester les bras croisés après la publication d'un post, fake ou pas, sur la page Facebook du Mouvement socialiste militant (MSM) au lendemain de la marche citoyenne, qui a réuni quelque 50 000 Mauriciens à Mahébourg. Une publication qui, avec des photos de ce terrible drame, demande ceci (Sic) : «Kot morisien ti ete kan to ena inondation.. Kot Bruno laurette ti ete kan ti ena mor dan Port-Louis.»

Allan Wright, qui dit parler au nom des parents des 11 victimes de ce drame, soutient que ces photos leur causent préjudice, sans compter que leur cas est toujours devant la Cour suprême. «Des Mauriciens que nous ne cesserons de remercier ont aidé à trouver des survivants à l'intérieur du tunnel. Un membre de la National Coast Guard, qui n'était pas de service, a pris le risque d'entrer et a retiré ma femme. Maintenant, on vient demander 'kot bann morisien ti été', cela nous affecte moralement. Après tout, Bruneau Laurette, même s'il était là, n'est pas Moïse», fait valoir Allan Wright.

Toutefois, il regrette que l'appel qu'il a lancé sur sa page Facebook pour trouver un avocat pro bono dans leurs démarches soit resté vain. C'est donc en compagnie d'un ami, membre comme lui du Parti travailliste, qu'il est prévu qu'il se rende aux Casernes centrales aujourd'hui ou demain.

Rappelons que les parents des victimes réclament des dommages de Rs 20 millions par famille à l'État après que six de ses institutions, dont les services météorologiques de Vacoas, la mairie de Port-Louis, la Road Development Authority, l'ex-State Property Development Company ou encore le National Disaster Operations and Coordination Centre, ont été blâmées par Ida DookhyRambarun, alors magistrate de la cour de district de Port-Louis, qui avait présidé l'enquête judiciaire. D'ailleurs, Allan Wright rappelle que c'est sir Anerood Jugnauth, lors d'une rencontre de trois heures à la résidence de celui-ci à La Caverne au temps où il était Premier ministre en 2015, qui a conseillé aux familles des victimes de poursuivre l'État en justice après les conclusions de l'enquête judiciaire.

«Notre démarche n'a rien de politique et cela ne fera pas revenir les victimes, dont ma femme et mon fils, qui aurait célébré ses 26 ans avant-hier. Ce qui est le plus important à retenir c'est que des institutions gérées par certaines personnes sont blâmées dans le rapport de l'enquête judiciaire. Ces personnes, qui entre-temps, ont été transférées à d'autres municipalités ou qui iront à la retraite, continuent de mener la belle vie comme si rien ne s'est passé. Pendant ce temps, une mère de deux frères victimes et un père d'une autre victime sont décédés, rongés par la tristesse, sans que justice n'ait pu leur être rendue», déplore notre interlocuteur.

Les victimes de ces inondations mortelles, qui ont bouleversé tout le pays sont : Sylvia Wright, son fils Jeffrey, les frères Amrish et Trishul Tewary, Parveen Khoosye, Stevenson Henriette, Keshav Ramdharry, Rabindranath Bhobany, Vincent Lai et Retnon Sithanen. Quant à la onzième victime, Christabelle Moorghen, elle est décédée d'une crise cardiaque lorsque sa maison a été inondée à Canal Dayot.

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