Afrique Australe: La SADC se protège de l'impact négatif du Covid-19

Luanda — Mettre en place, à moyen terme, une base industrielle diversifiée, innovatrice et globalement compétitive, fait partie de la « Stratégie et de la démarche pour l'Industrialisation » des Etats membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), qui considère le Covid-19 comme « un obstacle » à la réalisation de ce souhait.

Surpris par la pandémie, qui affecte les secteurs clé des 16 Etats membres de l'Organisation, les Chefs d'Etat de la SADC s'attèlent sur la protection de l'économie de la sous-région du continent africain.

Depuis son irruption, en décembre 2019, à Wuhan, région de la République populaire de Chine, le nouveau Coronavirus a pratiquement immobilisé la production mondiale.

En Afrique, et notamment dans la SADC, cette maladie trouble l'industrie, y compris l'industrie de transformation.

Le 12ème Rapport de la SADC sur l'impact négatif du Covid-19, rendu public en Août 2020, indique que la demande locale et l'exportation de produits manufacturés ont profondément diminué.

Cette situation, qui amène également au déclin le prix de divers minerais, pourrait s'accentuer davantage si l'on ne se débarrasse pas de cet « ennemi invisible ».

La région australe de l'Afrique est un important fournisseur de métaux précieux, indispensables à l'industrie. Toutefois, en raison du Covid-19, les prix d'exportation ont baissé, car la Chine, principale importatrice, ne consomme actuellement que 45 pourcent de la production minière.

Selon des analyses faites dans ce sens, la rupture de la chaîne d'approvisionnement, qui résulte surtout de la fermeture des usines en Chine, aux Etats-Unis d'Amérique et en Union européenne (UE), constitue pour les opérateurs de l'industrie dans la SADC un risque imminent.

Le Rapport ajoute que la Communauté dépense beaucoup d'argent dans l'achat de moyens de biosécurité, médicaments et recrutement de techniciens, pour la prévention et la lutte contre le Covid-19, rendant financièrement et économiquement fragiles tous les Etats de la sous-région.

Le cuivre, l'aluminium, le chrome et le manganèse sont les plus exportés par les pays de l'Organisation, dont l'Angola est membre depuis sa fondation, en avril 1980, époque à laquelle la Communauté était connue sous le nom de la Conférence de coordination pour le Développement de l'Afrique australe « SADCC » (sigle anglais).

Enfin, le 17 août 1992, l'Organisation a opté pour le nom de Communauté de Développement de l'Afrique Australe, adoptant en même temps « SADC », comme sigle officiel, écrit en anglais, langue parlée par la majorité des pays qui en sont membres.

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