Madagascar: Locomotion - Le transport du personnel maintenu

Évolution dans la considération des ressources humaines. Négligé au début de la crise, le mode de transport du personnel s'inscrit progressivement dans le budget de fonctionnement des entreprises de la capitale. Absent dans le secteur textile qui emploie une grande masse d'employés issue de l'exode rural, le transport du personnel est maintenant priorisé dans le secteur bancaire et les entreprises de traitement de produits étrangers.

« Les employés ont dû être rémunérés en fonction des heures passées au travail et la plupart ont demandé à travailler plus afin de subvenir à leurs besoins. Comme le transport simultané d'un millier d'employés est impossible pour une entreprise du secteur textile, où l'heure du début et de la fin de travail est uniforme, la crise sanitaire a obligé employeur et salariés à trouver un compromis. Le travail rémunéré est celui qui est fourni », précise Hery Lanto Rakotoarisoa, président du Groupement des entreprises franches et partenaires. Et comme le pays reste en état d'urgence sanitaire, les banques et entreprises de télécommunications mettent à la disposition de leurs salariés des véhicules de ramassage et de raccompagnement en raison du caractère « essentiel » de leurs services.

La prise en compte du rôle moteur des collaborateurs dans le fonctionnement d'une entreprise, constitue le point sur lequel plusieurs managers se mettent d'accord au sujet du maintien du transport du personnel. D'après un juriste, « si le contrat de travail ne prévoit ni l'octroi d'indemnités de déplacement ni un système de transport du salarié, celui-ci doit user de ses propres moyens pour rejoindre le lieu de travail ».

« C'est au nom de la recherche, puis de la préservation de la qualité du travail qu'il importe de consacrer des moyens pour véhiculer tout le personnel. La question ne concerne pas les dépenses créées, mais plutôt les coûts nécessaires de l'investissement pour obtenir la qualité qui permet de se démarquer de ses concurrents », rassure le patron d'une entreprise tananarivienne.

Plus de: L'Express de Madagascar

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