Madagascar: Résolution du Panorama - L'opposition en veut à la HCC

Dans une résolution prise au Panorama Andrainarivo, hier, des partis politiques fustigent la HCC. Ils affirment que des décisions de la Cour seraient illégales et illégitimes.

Trente-trois. C'est le nombre de partis politiques ayant pris part à une réunion, hier, à l'hôtel Panorama, à Andrainarivo. Les échanges ont abouti à l'adoption d'une résolution affirmant le rejet de l'organisation des élections sénatoriales, ce 11 décembre.

La résolution d'Andrainarivo cible, également, la Haute cour constitutionnelle (HCC). Dans le texte lu par VonisonAndrianjato, ancien ministre de la Communication, les participants à la réunion d'hier, « condamne », la Cour d'Ambohidahy pour des décisions qu'ils estiment « illégales et illégitimes ».

Le collectif des parlementaires qui s'est formé à l'issue de la dernière session extraordinaire, est à la houlette de la réunion d'hier. Les deux principaux partis d'opposition que sont le « Heryvaovao ho an'i Madagasikara » (HVM), et le « Tiako i Madagasikara » (TIM), ou encore, le parti Leader Fanilo, le parti Teza,Kitana, le parti Renouveau pour la démocratie sociale (RDS), l'Union national pour le développement et la démocratie (UNDD), et le parti « Mitolona ho an'ny fandrosoan'i Madagasikara » (MFM), ont été de la partie au Panorama Andrainarivo.

Boycott

« Dénoncer et s'opposer au non-respect de la loi », est le motif affirmé de la réunion d'hier. À entendre les prises de parole, le fait que la HCC ait déclaré conforme à la Constitution la loi de ratification d'ordonnance, à l'issue de la dernière session extraordinaire, notamment, reste en travers de la gorge de certains. Le fait que le dernier mot accordé par le Premier ministre, à l'Assemblée nationale pour l'adoption du projet de loi de ratification, soit basé sur un acte « illégal », a été martelé.

Bien que le Sénat conteste la légalité de la procédure suivie, après que le Parlement ait siégé en Commission mixte paritaire (CMP), la HCC a déclaré la loi de ratification d'ordonnances conforme à la Constitution. Contacté, Jean Eric Rakotoarisoa, président de la Cour d'Ambohidahy, n'a pas souhaité réagir à l'offensive des partis politiques présents à Andrainarivo.

Outre la HCC, la résolution d'hier, décoche, également, des flèches contre la Commission électorale nationale indépendante (CENI). « Nous ne reconnaissons plus la CENI sous sa forme actuelle », affirment les signataires de l'acte. Lors des prises de parole, l'épisode des anomalies dans la liste électorale constatées durant la présidentielle et les législatives ont été rappelées. La réflexion selon laquelle, pourquoi la CENI n'a pas suivi les termes de l'article 52 de la loi sur le régime général des élections et des référendums a, aussi, été soulevée.

Cet article 52 impose qu'un scrutin se tienne durant la saison sèche, « sauf cas de force majeure prononcée par la juridiction compétente sur saisine de la CENI ». En affirmant « le rejet », des élections sénatoriales prévues pour le 11 décembre, par ailleurs, les adhérents à la résolution d'hier, confirment un peu plus l'intention de l'opposition de boycotter le processus. La scène d'Andrainarivo, du reste, laisse entrevoir l'esquisse d'un nouveau bloc, ou du moins, d'un courant d'opposition plus organisé.

Plus de: L'Express de Madagascar

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