Madagascar: Gestion de l'état civil - La modernisation est un vaste chantier

Madagascar a célébré la journée internationale de l'identité. Mercredi dernier, une conférence-débat a été organisée par le ministère de l'Intérieur et de la décentralisation à l'école nationale d'administration de Madagascar pour marquer cette journée. « Etant donné l'importance capitale de la question relative à l'identité pour un pays, on ne peut que marquer cette journée », a soutenu Célestin Rasolomaholy, secrétaire général du ministère de l'Intérieur et de la décentralisation. Sans faste, ni tambour ni trompette, la célébration a été organisée dans le but de « stimuler la sensibilité du public aux enjeux de l'adoption responsable de l'identité officielle et aux protections nécessaires autour de celle-ci afin de garantir les droits qui s'y rattachent et pour servir l'intérêt général », indique un communiqué de ce département.

Droits humains. « L'Etat est déjà à l'œuvre pour permettre à chaque citoyen malgache de disposer d'une carte nationale d'identité et d'un état civil », a déclaré Tianarivelo Razafimahefa, ministre de l'Intérieur et de la décentralisation, à l'occasion de cette journée internationale de l'identité. Le ministère s'attèle alors à l'amélioration de la gestion du système d'état civil qui présente beaucoup d'avantages pour le pays, soutient-il, notamment en matière de protection des droits humains qui sont garantis par la Constitution, et en matière d'éradication de la discrimination et de l'exclusion qui permettra un développement plus équitable et inclusif. D'ailleurs, les enjeux sont énormes derrière ce chantier de réforme de l'état civil au pays. « La maîtrise du territoire et de la population, l'exercice du pouvoir de police et des flux migratoires, la territorialisation de la politique générale de l'Etat ainsi que la déclinaison des politiques publiques et le développement du territoire », a cité, entre autres, Haingotiana Rastefanoelina, directeur de l'appui au système d'état civil auprès du ministère de l'Intérieur et de la décentralisation, lors de son exposé à l'école nationale d'administration.

Centralisation. Dans le cadre de cette réforme, il s'avère alors nécessaire une centralisation et homogénéisation des outils de gestion, indique-t-on, afin d'éviter la multiplication des systèmes d'identification et la redondance au niveau du stockage des données. Et la mise en place de systèmes d'information avec utilisation de l'identification unique est un défi énorme que le pays doit relever pour améliorer la gestion de l'état civil et l'identité, a soutenu Haingotiana Rastefanoelina. La réforme du cadre juridique, institutionnel et organisationnel est aussi nécessaire, a-t-elle poursuivi. Dans cette perspective, toujours selon cette dernière, l'Etat devrait avoir également à sa disposition des ressources humaines qualifiées et compétitives pour mener à terme la réforme sur la gestion du système d'état civil.

Plus de: Midi Madagasikara

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