Madagascar: Ecole publique - L'état rappelle la gratuité des inscriptions

Les parents d'élèves n'auront rien à verser pour l'inscription de leurs enfants dans un établissement scolaire public pour cette année scolaire 2020-2021, compte tenu du conseil des ministres du 16 septembre. L'État les a exemptés du paiement de la cotisation réclamée par l'Association des parents d'élèves (caisse FEFI), en attendant une nouvelle organisation. L'État a également rappelé la gratuité des droits d'inscription « pour venir en aide aux familles nécessiteuses et aux parents durement frappés par la crise sanitaire », peut-on lire dans le communiqué du conseil des ministres.

Cette cotisation sert, en général, à payer les salaires des agents non titularisés d'un établissement, à savoir les enseignants, le personnel administratif et le gardien de l'école, mais aussi à réaliser les projets de rénovation de l'établissement, selon des sources auprès de quelques circonscriptions scolaires (CISCO). Car malgré les vagues de recrutement depuis 2014, lors desquelles plus de cinquante-mille enseignants ont signé un contrat avec l'État, des enseignants non fonctionnaires assurent toujours des cours dans les établissements scolaires publics. Certains sont subventionnés par l'État, d'autres sont payés par les parents d'élèves.

Cette contribution des parents varie d'un établissement à un autre: 25 000 ariary, 30 000 ariary, 40 000 ariary voire plus, par parents d'élèves. « C'est en fonction du nombre de personnel non fonctionnaire et de leur salaire, que les parents d'élèves décident de la somme qu'ils auront à payer », indique le responsable d'un collège d'enseignement général (CEG), pour expliquer le système de quote part dans les écoles publiques.

En dispensant les parents de cette charge, l'État s'engage à payer le salaire de ces enseignants non titularisés qui perçoivent, environ 100 000 ariary par mois.

Joint au téléphone, un responsable au sein du ministère de l'Éducation nationale a précisé que les parents continueront à contribuer dans le paiement des salaires des enseignants.

Le docteur Todisoa Andriamampandry, député et ancien directeur général de l'Éducation fondamentale et de l'alphabétisation, est quant à lui, sceptique. « L'État parviendra-t-il à payer le salaire de ces milliers de maîtres FRAM? Il peine déjà à payer des enseignants subventionnés, avec plusieurs mois de retard », avance-t-il.

Plus de: L'Express de Madagascar

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