Sénégal: Collectif Lamine Diack - Appel à une mobilisation générale pour la libération de l'ancien président de l'Iaaf

18 Septembre 2020

Les Sénégalais sont appelés à une mobilisation générale, un mouvement d'ensemble, pour soutenir le retour de Lamine Diack. Après ce qui lui est arrivé lors du délibéré du tribunal de première instance de Paris, l'heure est au rassemblement pour une cause commune : sa libération totale.

« Le procès Lamine Diack est une histoire rocambolesque qui a été créée à la fin de son mandat pour le déstabiliser et ternir son image. La France en a fait une affaire judiciaire et on attend maintenant la décision ultime », ainsi se sont exprimés les membres du Collectif Lamine Diack, qui avaient convié la presse pour se prononcer sur le délibéré qui a condamné l'ancien président de World Athlétic à 4 ans de prison dont 2 avec sursis et une amende de 500.000 euros.

Son fils Pape Massata Diack, présent à la conférence de presse, n'a pas lui aussi échappé à la sentence de la justice française puisqu'ayant écopé de 5 ans de prison, d'un million d'euros d'amende, d'une interdiction d'exercer dans le domaine du sport et du maintien du mandat d'arrêt international. Mais pour Pape Massata Diack, tout est venu d'un article du Daily Mail qui a évoqué des cas de fraude et de dopage.

Et selon lui, sur les 7 pays frappés par ce cas, figurent la France, l'Italie et la Belgique. « Mais on s'est focalisé sur la Russie seulement ; et c'est à partir de cet article que fut déclenchée la campagne diabolique. Une enquête interne a été menée au sein de l'Iaaf puis à l'agence antidopage ». L'intention de nuire, selon lui, était manifeste car « on a voulu noircir le bilan de Lamine Diack et que cela serait venu de la France, l'Allemagne et l'Angleterre ».

« Nous n'avons rien fait de délictuel, ce procès est une mascarade, un semblant de justice. Lamine Diack est un dirigeant qui a fait 23 ans de vice-présidence et 16 ans de présidence à l'Iaaf avec des résultats qui ont révolutionné l'athlétisme dans le monde. Pourquoi donc avoir attendu son départ de la présidence de l'Iaaf pour lui intenter un procès qui ne dit pas son nom ? », s'est interrogé Diack fils.

De l'avis du désormais ex-agent marketing de l'Iaaf, les Occidentaux ne voyaient pas d'un bon œil la main tendue de Lamine Diack aux pays émergents comme la Russie, le Japon, la Chine, la Jamaïque, etc.

Au cours de cette rencontre avec la presse, des membres du collectif comme les doyens Souley Billy Faye, Ndiaga Samb et Moustapha Diakhaté ont déclaré que « la bataille pour le retour de Lamine Diack ne fait que commencer ». Tout en déplorant la manière peu cavalière de la justice française, ils ont souligné que « si Lamine Diack était citoyen américain, la France ne l'aurait pas arrêté ».

« Parce que tout simplement c'est un homme d'honneur, un citoyen universel qu'ils veulent salir un homme qui a voulu démontrer que l'excellence n'était pas l'apanage des seuls Occidentaux.

On ne lui pardonnera jamais ses excellents résultats réussis pour l'athlétisme dans le monde », a déclaré le doyen Souley Billy Faye. C'est pourquoi Moustapha Diakhaté et Ndiaga Samb ont invité tous les Sénégalais épris de justice à déclencher un mouvement général pour le retour de l'ex-président de l'Iaaf dans son pays.

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