Madagascar: Aide à l'enfance - Malversation et débauche se font jour

De graves dysfonctionnements et abus de toutes sortes au sein des deux associations s'occupant des adolescents français en séjour de rupture au pays sont dévoilés.

De gros détournements de deniers publics français et d'autres actes compromettants des équipes locales des deux associations en charge des mineurs en séjour de rupture à Madagascar éclatent au grand jour.

Les deux structures exercent la même activité d'organisation de séjours de rupture à Madagascar en faveur d'adolescents français en difficulté. En décembre 2019, l'une a cessé toutes ses activités au pays, suite à la découverte de graves dysfonctionnements et abus du personnel local. Sa présidente Annick Aguado s'est aperçue de nombreux problèmes dont des faits d'abus sexuels sur les mineures françaises en séjour de rupture, de fourniture de stupéfiants et d'alcool à d'autres jeunes confiés aux deux associations, lors de sa visite sur place.

Gestion malsaine

« Des abus et débauches perpétrés sur ces jeunes français avaient déjà été dénoncés par le passé par des éducateurs et par des alerteurs anonymes, mais ces témoignages avaient alors été décrédibilisés par les dirigeants locaux des deux associations », selon les informations glanées. Outre cette affaire sordide déjà signalée successivement à l'Ambassade, au Consulat Général de France et aux autorités françaises, la présidente a constaté, elle-même, une gestion malsaine des actifs et des deniers publics alloués à l'activité de l'association.

Les employés auraient des liens familiaux et amicaux étroits et font depuis plusieurs années une vaste entreprise de détournement de l'aide sociale à l'Enfance. D'après toujours les renseignements recueillis, les dépenses ont été multipliées et le budget initial pour l'entretien des jeunes gonflé. « Les dépenses non identifiées rien que pour 2018 à fin 2019 se montent à un total de 1 926 282 363,31 ariary. Les deniers publics français détournés par les équipes locales des deux associations à Madagascar, depuis leur création jusqu'à fin 2019, peuvent être estimés à plusieurs millions d'euros », révèle le conseil d'administration.

« La belle famille de l'un des responsables locaux laisse penser à des emplois fictifs et injustifiés. A l'insu de l'administration en France, chacun des membres permanents des deux associations exerçaient en parallèle d'autres fonctions », relatent nos sources.

Plus de: L'Express de Madagascar

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