Burkina Faso: L'Institut français de Ouagadougou ouvre sa saison 2020-2021 sur les chapeaux de roues

20 Septembre 2020

L'exposition "Burkina 1936" présente une trentaine de photographies en grande partie inédites, réalisées au pays des Hommes intègres. L'œuvre photographique de Pierre Verger, français d'origine et ayant vécu au Brésil, ouvre une nouvelle dimension de la photographie : une vision humaine.

Ambassadeur du Brésil au Burkina depuis 2014 et en fin de mission, Regina Bittencourt est la principale initiatrice de cette exposition.

Pour la diplomate, après six bonnes et heureuses années en terre burkinabè, il était important de dire merci à ce pays. Et ce merci, Regina Bittencourt dit ne trouver autre moyen que par cette exposition.

"Ce sont des photos qui racontent l'histoire du Burkina. Le photographe Pierre Verger est Français mais il a vécu au Brésil.

Voyageur qu'il est, ces photos représentent bien la réalité du Burkina Faso à cette période. C'est donc un cadeau aux Burkinabè en guise de remerciement", laisse entendre Mme Bittencourt visiblement très fière d'avoir vécu au pays des Hommes intègres.

En effet, Pierre Edouard Léopold Verger était un photographe et anthropologue français qui a vécu une grande partie de sa vie à Salvador, capitale de l'Etat de Bahia au Brésil.

Il a produit une œuvre photographique de première importance, fondée sur l'observation de la vie quotidienne et de la culture populaire, sur les cinq continents.

Dans les œuvres exposées, on y retrouve son voyage en Afrique de l'Ouest (1935-1936) à travers des images du chef à Mahan, province du Kénédougou, dans la région des Hauts-Bassins en février 1936 ; la construction de la cathédrale de l'Immaculée Conception de Ouagadougou en février 1936 ; des hommes travaillant à Tougan, province du Sourou, dans la région de la Boucle du Mouhoun etc.

Les photographies sélectionnées par l'Ambassade du Brésil pour cette exposition, représentent ainsi un véritable patrimoine culturel pour le Brésil selon son Ambassadeur et le Burkina. "La valeur historique de ce travail est immense.

Le voyageur présente un Burkina que la plupart d'entre nous ne connaissions pas. A travers ses clichés, Pierre Verger a capturé la beauté de la culture et des religions afro-brésiliennes. Il a ainsi enregistré une partie de l'histoire", témoigne la diplomate.

Venu spécialement de Diapaga pour voir Dez Altino en concert à ses propres frais!

Cité parmi les artistes les plus adulés des mélomanes du Burkina, Dez Altino était très attendu pour ce premier rendez-vous à l'IF. Durant 90 mn, le Prince national a su bien le rendre au public du Grand Méliès de l'IF ce vendredi soir dans une ambiance féérique.

Que dire de l'"Histoire de ma musique", un titre pour lequel le public n'a pu se retenir. La cerise sur le gâteau fut ce duo avec l'artiste Malika la Slameuse à l'honneur des femmes. Ne dit-on pas que "Ce que femme veut, Dieu veut".

C'est à juste titre que les centaines de spectateurs du Grand Méliès se sont laissés emporter par les vers et mots mélancoliques des deux tourtereaux, le temps d'une soirée.

Lucien Lompo est étudiant en histoire et archéologie, résidant à Diapaga, ville située à plus de 400 Km de Ouagadougou. Pour l'occasion, il a effectué le déplacement à ses propres frais rien que pour suivre le concert de son artiste.

"Dez Altino est un artiste que j'ai aimé et que je suis depuis longtemps. C'est dans le journal L'Observateur Paalga que j'ai eu l'information sur ce concert.

J'ai donc tout fais pour venir à Ouagadougou. Maintenant que je suis là, j'aimerais vraiment le rencontrer pour réaliser mon rêve", témoigne M. Lompo qui à la fin du concert, a pu effectivement rencontrer son idole.

Plus de: Fasozine

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