Madagascar: Sénatoriales - Le camp présidentiel peaufine sa liste de candidats

Selon les informations, les Orange auraient fini la sélection de leurs candidats aux élections sénatoriales. Ces porte-étendards seraient des membres du parti TGV.

C'EST pratiquement bouclé. Une information confiée par une source au sein du parti « Tanora Malagasy vonona » (TGV). Il est question ici, de la liste des candidats du camp présidentiel aux élections sénatoriales.

A une semaine du 28 septembre, date d'ouverture de la période de dépôt de candidature, les Orange auraient finalisé la liste de leurs porte-étendards pour les sénatoriales. L'information est confirmée par la députée Lanto Rakotomanga, élue au nom de la coalition présidentielle IRD ou « Isika rehetra miaraka amin'i Andry Rajoelina ».

L'essentiel des personnes sélectionnées seraient issues du parti TGV. Outre les compétences et la connaissance de leur province, ces personnes seraient, surtout, des « fidèles », au président de la République.

L'ordonnance modifiant la loi organique relative au Sénat réduit l'effectif des membres de cette institution à dix-huit, dont douze élus et six désignés par le chef de l'Etat. Il y aura une liste de deux candidats titulaires avec trois suppléants, pour chacune des six provinces. Après avoir composé avec une Chambre haute dominée par le parti « Hery vaovao ho an'i Madagasikara » (HVM), le camp présidentiel aura à cœur de repeindre l'institution d'Anosy à ses couleurs.

Pour ceux qui ont procédé à la sélection des porte-fanions des Orange, la « fidélité », au président Rajoelina est, vraisemblablement, un critère important. Pour l'heure, il n'est cependant pas indiqué si les candidats Orange aux sénatoriales garderont l'étiquette IRD, ou arboreront la vignette du parti TGV.

Intérim

Fondé par Andry Rajoelina, lors de sa candidature à la mairie d'Antananarivo, en 2007, le parti TGV est phagocyté par la complexe coalition présidentielle, depuis les élections législatives de 2013. D'abord baptisée MAPAR, cette alliance est devenue IRD depuis la députation de 2019.

Lors des dernières élections communales, l'un de ses membres, le parti « Malagasy miara miainga » (MMM), a décidé de miser sur ses propres couleurs. Un précédent sur lequel le TGV pourrait s'appuyer pour faire cavalier seul durant les sénatoriales. Ce serait l'occasion pour le parti fondé par le président de la République d'avoir, enfin, des parlementaires portant exclusivement son nom.

Selon des informations, le dernier mot sur la liste des candidats des tenants du pouvoir aux élections sénatoriales, appartient à Andry Rajoelina.

Avec seulement douze sièges à pourvoir, soit deux par province, les autres partis au sein de la coalition présidentielle concèdent à mettre de l'eau dans leur vin. La solution pour mettre tout le monde d'accord serait que les alliés auront la part belle dans la liste des six sénateurs qui seront désignés par le président.

Au risque de faire éclater la coalition Orange, il est peu probable, par ailleurs, que le choix du chef de l'Etat soit contesté, du moins, ouvertement, au sein de son camp.

A la lecture de la Constitution, cependant, les sénateurs nommés ne peuvent pas exclusivement l'être sur des critères politiques. Selon la Loi fondamentale, « le Sénat représente les collectivités territoriales décentralisées et les organisations économiques et sociales. Il comprend, pour deux tiers, des membres élus en nombre égal pour chaque province, et pour un tiers, des membres nommés par le président de la République, pour partie, sur présentation des groupements les plus représentatifs issus des forces économiques, sociales et culturelles et pour partie, en raison de leur compétence particulière ».

Outre les critères de représentativité, le terme Chambre haute, du reste, impose que les sénateurs aient un certain niveau d'expertise. Avec la menace de boycott brandie par l'opposition, mais aussi, le nombre réduit des candidats pourrait faciliter la conquête de la majorité au Sénat, pour le camp présidentiel.

Le casting des candidats aux sénatoriales et parvenir à conquérir l'institution d'Anosy revêt, aussi, un enjeu crucial vis-à-vis de la fonction présidentielle. La Constitution dispose, en effet, qu'en cas d'empêchement temporaire ou définitif du président de la République, ou en cas de vacance du poste, c'est au président du Sénat d'assurer « l'intérim », en tant que chef de l'Etat.

Plus de: L'Express de Madagascar

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