Cameroun: Manifestation du 22 septembre 2020 - Peur sur la ville.

21 Septembre 2020

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun a annoncé des manifestations publiques le 22 septembre 2020. Pour réclamer la paix dans le NOSO et la révision de la loi électorale. Ce qui a provoqué l'ire au sein de l'establishment.

A propos des Marches "illégales" contre les institutions, Cameroon Tribune dit "Non!". Pour le quotidien National bilingue, Partis politiques, membres de la société civile, transporteurs (taximen et conducteurs de motos-taxis) et les citoyens ordinaires donnent de la voix pour rejeter avec force, le projet de manifestation lancé par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, avec pour intention affichée de créer un mouvement insurrectionnel.

Le Messager pense qu' «Ils sont tous contre Maurice Kamto...». Ministres, gouverneurs de régions, leaders de partis politiques, associations syndicales, chefs communautaires, s'inscrivent en faux contre les manifestations du Mrc. Et meme «Les chefs Sawa disent non!». Dans une déclaration faite le 18 septembre dernier, les autorités traditionnelles du département du Wouri dans la région du Littoral, " appellent toutes les populations de cette cité séculairement hospitalière, a opposer un refus net et catégorique à tout appel, d'où qu'il vienne à la marche programmée le 22 septembre 2020". Relève L'Indépendant

Malgré tout, Emergence revient sur «Comment Kamtoet ses équipes se préparent». A 24 heures du démarrage, la pression monte encore plus. Le régime verrouille davantage les grandes villes avec un impressionnant déploiement des forces de défense et de sécurité.

Le ministre de la santé publique quant à lui évoque la Propagation du Covid-19. Pour La République Presse, «Manaouda Malachie s'oppose aux marches du Mrc». Le ministre de la Santé alerte sur les risques que représentent ces manifestations prévues demain en termes de propagation du virus. Ainsi que «Pr Justine Diffo condamne la méthode Kamto». Les femmes camerounaises des dix régions du Cameroun, représentées par les chefs d'antennes régionales du Réseau More Women in Politics, mobilisées autour de leur présidente, Pr Justine Diffo, se sont levées spontanément pour condamner et barrer la voix aux mots d'ordre de violence et d'insurrections portées par certains petits partis politiques à des fins de déstabilisation et dans le seul but de freiner la marche irréversible du Cameroun vers la décentralisation, vendredi dernier à l'hôtel de ville de Yaoundé. Ecrit l'Equation.

Pour lutter contre la Déstabilisation des institutions: «La riposte de la Jeunesse patriotique». Ils sont venus en milliers des neufs arrondissements que compte le

département de la Lékié et de divers coins du Cameroun, pour réexprimer leur attachement aux valeurs de la patrie ainsi que leur soutien au président de la République, Paul Biya, hier 20septembre 2020 à Obala. Et c'est en chœur qu'ils ont rejeté avec véhémence les manifestations annoncées le 22 septembre par le Mrc. Indique Essingan.

Defis Actuels parle de «La peur bleue». Yaoundé sous haute surveillance. Au moins 7 partis politiques prêts à défier l'Etat. Des partis et la société civile s'insurgent contre l'insurrection. Risque d'affrontements entre pro et anti-Biya. En raison de «L'armée et la police sur le pieds de guerre». Reportage à Yaoundé,Douala et Bafoussam. Que La Nouvelle Expression qualifie de «Les muscles des forces de l'ordre». Pour étouffer la marche de contestation annoncée, les autorités ont déjà déployé les forces de l'ordre à Yaoundé, Douala et Bafoussam.

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