Ile Maurice: Naufrage - Cinq spécialistes japonais débarquent pour enquêter sur le Wakashio

21 Septembre 2020

Le gouvernement japonais a mis en place une équipe du Japan Transport Safety Board qui est responsable d'enquêter sur les accidents de transport.

Cette équipe de cinq spécialistes en accidents de transport a pris l'avion hier pour venir enquêter sur les causes du déversement d'hydrocarbures du MV Wakashio. C'est ce qu'a déclaré le ministre japonais des Transports, Kazuyoshi Akaba, lors d'une conférence de presse, vendredi et rapporté par le Japan Times ainsi que plusieurs médias internationaux dans leur édition en ligne de samedi.

À la tête de la délégation, se trouve Yuji Sato, qui dirigeait auparavant la garde-côte japonaise.

Le Japan Times rapporte aussi que le gouvernement japonais, qui n'a aucune autorité sur le navire immatriculé au Panama, a obtenu le feu des autorités mauriciennes et du Panama, pour une enquête de Tokyo. La raison ? Le navire appartenait et était exploité par des sociétés japonaises. «Nous prévoyons d'inspecter le navire et d'interroger les personnes impliquées (dans la fuite d'huile) en coopération avec les deux pays», a expliqué Kazuyoshi Akaba.

L'enquête, qui devrait durer deux semaines débutera après que les membres de l'équipe auront complété leur quarantaine. Celle-ci fait partie du protocole obligatoire des autorités pour freiner la propagation du Covid-19 dans le pays.

Pour rappel, le MV Wakashio, opéré par Mitsui OSK Lines Ltd et appartenant à l'armateur Nagashiki Shipping Co. Ltd, s'est échoué à 900 mètres de la côte de Pointe-d'Esny, dans la soirée du 25 juillet. À la suite d'une brèche dans un des trois réservoirs, environ 1 000 tonnes d'hydrocarbures ont été déversées dans le lagon, le 6 août. Les autorités ont finalement décidé de saborder la proue du vraquier.

Démantèlement de la poupe: la sélection d'un opérateur toujours en cours

L'appel d'offres international pour recruter une compagnie de renflouage qui s'occupera du démantèlement de la poupe a pris fin le 17 septembre. Qui sera chargé de cette opération de démantèlement des 8 000 tonnes de ferraille qui constituent l'épave ? Il nous revient que la course se jouerait entre deux compagnies, une chinoise et une allemande. Interrogée, une source proche de l'armateur affirme que l'exercice n'est pas complété. «Rien n'est confirmé. Les procédures d'appel d'offres sont toujours en cours.» Une autre source proche du dossier explique que cet exercice prendra encore du temps. Toutefois, le temps est très limité avec la saison cyclonique qui arrive.

En effet, tout laisse croire que le démantèlement ne pourra pas se faire en novembre. Le «National Contingency Coordinating Committee» a lui évoqué une détérioration du temps, après cette période. «Deux semaines ne seront pas suffisantes pour enlever les 8 000 tonnes de l'épave du récif. Cela prendra au moins trois mois. C'est une vraie course contre la montre», lance un professionnel maritime.

Plus de: L'Express

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