Burkina Faso: Difficile démarrage championnat football / Colonel Yacouba Ouédraogo - «On ne sait même pas combien l'ONATEL donne aux clubs»

Les 8 clubs qui paralysent le bon démarrage du championnat national ont donné une conférence de presse le 21 septembre 2020 à Ouagadougou.

Les frondeurs estiment qu'à travers un dialogue franc avec le président de la Fédération burkinabè de football (FBF), Lazare Banssé, ils peuvent encore sauver la situation.

A l'entame de la rencontre, les clubs frondeurs, par la voix de Boukary Sawadogo, président du Conseil d'administration de l'EFO, ont expliqué que ce mouvement d'humeur vise la relecture des textes puisqu'ils ont introduit une requête auprès du président de la FBF pour relecture de certaines dispositions du championnat 2020-2021 qui sont en défaveur des clubs.

4 points ont été répertoriés : il s'agit de la communication du montant de l'assurance au préalable et de la délivrance d'une copie de la police d'assurance aux clubs ; de l'octroi, comme promis par M. Banssé, de 30 millions de francs de subvention aux clubs au lieu de 15 millions ; du retrait de la sanction contre les clubs qui ne porteraient pas les maillots avec les logos du sponsor de la FBF et de la fixation à 25 000 F CFA, au lieu de 50 000 F CFA, du montant à payer pour les réclamations.

S'adressant à ceux qui travaillent à les discréditer, Boukary Sawadogo a expliqué que la lutte ne se focalise pas sur les questions de subvention. Il a appelé Lazare Banssé et son staff à la prise en compte de tous les points cités plus haut.

Selon le candidat malheureux à la présidence de la FBF, Amado Traoré, le président Lazare Banssé a dit ce qu'il ne pense pas. « Il a été PCA de l'EFO, il sait comment fonctionne des clubs comme l'ASFA-Yennenga, l'ASFB, l'EFO.

Ces équipes sont bien structurées, et ce n'est pas Hamado Traoré qui peut influencer quiconque. Derrière Lazare Banssé, on sent qu'il y a des gens qui tirent les ficelles en pensant qu'on peut menacer, intimider les gens pour qu'ils ne défendent pas leurs intérêts.

Ces personnes qui agissent dans l'ombre sont dépassées et ne peuvent pas aider à gouverner le football », a-t-il dit, ajoutant : « Les clubs demandent d'utiliser leur sponsor pour les matchs. On peut décider de leur permettre cela pour 20 journées et les 10 autres, celui de la Fédération de football prend le relais. »

A en croire le colonel Yacouba Ouédraogo, certains clubs qui sont assurés ne connaissent même pas le nom de ces compagnies d'assurances.

« Les coupures de l'assurance vont couvrir quels besoins ? J'ai découvert que c'est la Générale des Assurances, rien que la semaine dernière. On veut connaître les tenants et les aboutissants de ce qui nous concerne.

On ne sait même pas combien l'ONATEL donne aux clubs. Salitas n'a jamais reçu un copeck de ce sponsor, mais on nous oblige à faire la publicité de cette société.

Les présidents des clubs doivent se mettre au sérieux. La Fédération existe parce que nous sommes là. On ne milite pas que pour nous mais pour tous les 18 clubs. La subvention est une promesse. Je ne dirai rien là-dessus », a-t-il conclu.

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