Burkina Faso: Comparution de Bassolma Bazié - La recommandation du conseil de discipline attendue

21 Septembre 2020

Le secrétaire général de la Confédération générale de travail du Burkina (CGT-B), Bassolma Bazié, a comparu, le lundi 21 septembre 2020 à Ouagadougou, devant le conseil de discipline du ministère de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales.

Le professeur certifié des sciences de la vie et de la terre au lycée Philippe-Zinda- Kaboré, Bassolma Bazié, par ailleurs Secrétaire général (SG) de la Confédération générale de travail du Burkina (CGT-B), a comparu devant le conseil de discipline du ministère de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales.

Accusé de refus d'exécuter son volume horaire hebdomadaire, le syndicaliste, son avocat et ses camarades ont répondu, le lundi 21 septembre 2020 à Ouagadougou, aux questions du conseil.

Les faits ont été exposés, des témoins ont intervenu, les syndicalistes ont donné leur lecture par rapport aux relations syndicats-gouvernement, a confié le SG de la Fédération des syndicats nationaux des travailleurs de l'éducation et de la recherche (F-SYNTER), Souleymane Badiel. «L'avocat de notre camarade a démontré avec des arguments juridiques que cette situation ne valait pas une sanction », a-t-il renchéri.

A l'écouter, les acteurs syndicaux ne sont pas contre le conseil de discipline. Au contraire, ils militent pour des sanctions à l'endroit des agents indélicats. Cependant, a dit M. Badiel, le cas de Bassolma Bazié comporte des aspects qu'il faille prendre en compte.

De ses dires, la loi confère des allègements au leader syndical qu'est le SG de la CGT-B afin de remplir sa mission. Selon, le SG de la F-SYNTER, la recommandation du conseil sera transmise par écrit les prochains jours.

Puis en fonction de l'ampleur de la sanction, les structures syndicales aviseront. Par ailleurs, M. Badiel a précisé qu'à la suite d'une décision de la CGT-B, l'accusé ne prendra pas la parole, en vue de faciliter le travail du conseil.

Et d'éviter également les différentes interprétations des propos de l'accusé. Il a appelé ses camarades à la solidarité et à la mobilisation pour la défense des intérêts des travailleurs.

L'avocat de l'accusé, Me Prosper Farama, a insisté que si la décision du conseil est contraire aux attentes de la défense, elle saisira qui de droit. Avant de rappeler que ce conseil va au-delà de son client pour toucher la problématique de la construction de l'Etat de droit.

« Le rôle du syndicat est important. Tous les jours, vous voyez Bassolma Bazié et les autres camarades de l'Union d'action syndicale en discussion avec le gouvernement pendant des jours voire des semaines.

Ils sont par moment à Genève pour participer à des instances internationales pour construire une démocratie », a-t-il argumenté.

Le conseil de discipline était prévu pour se tenir le jeudi 17 septembre dernier. A la suite de la demande de l'avocat de l'accusé, la comparution avait été renvoyée au lundi 21 septembre.

Plus de: Sidwaya

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