Afrique: I make 4 My City - Deux équipes de Lisungi FabLab appellent au soutien des Kinois

En lice avec treize autres jusqu'au 30 septembre, les deux collectifs de l'atelier de fabrication numérique logés au Campus numérique francophone de Kinshasa (CNF) misent sur les votes des internautes pour remporter le quatrième challenge international des FabLabs solidaires sponsorisés par la Fondation Orange.

Les onze jeunes de Lisungi Fablab, trois pour le compte de « La mode en mode recyclage » et huit pour « Kinshasa en 3D » représentent les couleurs nationales au concours international I make 4 My City. Les deux équipes soutenues par l'Agence universitaire de la francophonie (AUF) ont préféré la mode et l'art au design, les trois domaines dans lesquels ils avaient, pour cette édition, le choix de proposer des créations imaginées et produites grâce au numérique.

Après l'interruption de leurs études, les trois jeunes femmes de 19 à 23 ans initiées à la fabrication numérique au FabLab du CNF y ont décelé une nouvelle passion qui les a conduites à « La mode en mode recyclage ». Elles ont imaginé et produit une ligne de vêtements et d'accessoires à partir de matériaux recyclés. Elles se sont servies de machines numériques équipées de logiciels de modélisation, brodeuses, découpeuses et imprimantes 3D pour confectionner robes, vestes, bijoux, etc., dont le résultat est à ravir. L'expertise d'un styliste leur a permis de rendre harmonieuse leur assemblage de fils, capsules, déchets de bois, sacs et textiles usagés, etc. En arriver à mettre sur pied une start-up, c'est le rêve que caressent les jeunes créatrices. Elles croisent à présent les doigts dans l'espoir que des acteurs économiques intéressés par le recyclage et sensibilises au développement durable de la ville seront attirés par leur travail.

« Kinshasa en 3D » a réuni huit jeunes de 19 à 27 ans dont l'invention est tenue pour la « première représentation numérique en 3D d'une partie du centre-ville de Kinshasa ». Le projet développé avec le concours d'un architecte a donné lieu à une maquette qui lie l'utile à l'agréable, le travail « artistique et professionnel donne vie à un quartier de la ville ». Conçu de manière à faciliter la mobilité, il s'avère utilitaire pour réaliser des infrastructures urbaines qui tiennent compte des conditions de circulation optimales. Les onze jeunes engagés dans la compétition internationale sont motivés par le succès des concurrents de Lisungi FabLab, lauréats de l'édition 2018 d'I make 4 My City. Surtout que « Le lavabo intelligent » retenu comme meilleure innovation d'alors fait bien ses preuves en cette période de pandémie de la Covid-19.

Mode côté France et Cameroun

Par ailleurs, trois autres équipes concurrentes ont opté pour l'univers de la mode. Quand les Kinoises pensent recyclage, des jeunes de Gueugnon (France) sans emploi en service civique créent une robe de cabaret faite de broderies et dont la luminosité tient à des éclairages en fibre optique. Les motifs de « La robe magique », c'est ainsi qu'est nommée la création du FabLabInox, sont réalisés avec une brodeuse numérique et son diadème avec une imprimante 3D. De leur côté, les jeunes d'Ongola FabLab de Yaoundé, au Cameroun, ont aligné deux projets, à savoir « Le vêtement électronique » ainsi que « Les babouches esthétiques et thérapeutiques ».

Les trois jeunes qui ont conçu le premier y ont intégré l'électronique de sorte à allier mode, santé et sécurité. Dès lors, les vêtements confectionnés à l'aide des équipements du FabLab, fraiseuse, imprimante, Arduino, Raspberry Pi, etc., peuvent « éclairer, mesurer la température du corps, géolocaliser celui qui les porte ». Une veste de policier lumineuse indiquant sa présence aux automobilistes, une chemise indiquant la température corporelle pour la prévention de certains malaises, un costume de scène ont été réalisés avec l'aide d'un styliste. La seconde création camerounaise proposée par deux jeunes de 19 et 24 ans a en vue de dynamiser l'artisanat local en l'amenant à répondre aux attentes actuelles. C'est ainsi qu'ont vu le jour des babouches faites de bois et textiles locaux, motifs classiques et abstraits inspirées des modèles traditionnels dont la production jusqu'à lors manuelle a été accélérée : fraiseuse, découpeuse, machine à coudre numériques mis à profit ont eu aussi l'avantage de rendre le travail plus aisé.

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