Congo-Brazzaville: Covid-19 - L'université se bat à équilibrer l'équation du nombre d'étudiants

La reprise des cours a été effective, le 21 septembre à l'Université Marien-Ngouabi, pour certains établissements, tandis que d'autres attendent de débuter directement par les sessions la semaine en cours. Habitué des pléthores, l'alma mater a du pain sur la planche pour équilibrer les effectifs conformément aux mesures barrières contre la Covid-19.

En fixant la reprise des cours au 21 septembre dans les établissements d'enseignement supérieur, dans le strict respect des mesures barrières, la coordination nationale de gestion de la pandémie de Covid-19 a prévu que les enseignements soient dispensés en mode présentiel et distanciel.

L'objectif étant de respecter l'interdiction de rassemblement de plus de cinquante personnes, ainsi que la distanciation physique. Il est clair que ces établissements peuvent recevoir plus de cinquante personnes, dans l'ensemble, mais pas dans les salles de classe ou amphithéâtres.

« Chaque établissement devra s'adapter en fonction des enseignements qu'il dispense, des locaux dont il dispose. Aussi, les plages horaires étendues et décalées doivent être mises en place pour éviter les attroupements », souligne le plan de reprise des activités d'enseignement-apprentissage à l'Université Marien-Ngouabi dans ce contexte d'état d'urgence sanitaire, qui bouscule les méthodes pédagogiques. A propos des cours simultanément, en présentiel et en distanciel, il est prévu de favoriser au maximum la première option, afin d'atteindre un ratio d'environ 50% tant en présentiel qu'en distanciel. Un plan de rotation des étudiants, par cohorte et par niveaux, est par ailleurs prévu.

Problème

A la Faculté de droit, par exemple, il y a environ deux mille étudiants en première année de licence repartis par vagues.

L'amphithéâtre de 1600 places, dans lequel ils font cours, ne suffisait pas à les contenir bien avant la pandémie de Covid-19. Pour le même niveau à la Faculté des sciences économiques, la réalité n'est pas loin de là.

La Faculté des sciences et techniques n'est pas épargnée. Le problème des structures d'accueil à l'Université Marien-Ngouabi, qui est souvent au coeur des désorientations des étudiants d'un département à un autre pour équilibrer les effectifs faute de places, va se poser avec plus d'acuité. L'ouverture de l'université Denis-Sassou-N'Guesso, à Kintélé, prévue cette année, permettra un désengorgement.

Choisir entre deux mesures

S'il faut diviser deux mille étudiants en quatre vagues, ils seront cinq cents dans un amphithéâtre de 1600 ou 600 places. La distanciation physique peut être respectée, mais pas l'interdiction de rassemblement de plus de cinquante personnes, une des mesures barrières en vigueur contre la Covid-19. Une réalité observée à la reprise des cours à la Faculté des sciences et techniques, le 21 septembre, où plusieurs étudiants de licence 1 mathématiques et ceux des autres parcours ont fait cours.

En attendant que cette équation à plusieurs inconnus soit équilibrée et que l'université expérimente pleinement de nouvelles méthodes pédagogiques contraintes, à cause de la pandémie à covid-19, les salles de classe de certains lycées seront utilisées lors des sessions qui débutent cette semaine pour la Faculté des lettres, arts et Sciences humaines et celle des sciences économiques notamment.

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