Cameroun: Régulation des médias - Les exigences du numérique

Thème central de la première édition de l'université d'été ouverte hier en Tunisie. Peter Essoka, président du CNC, a pris part à l'ouverture virtuelle des travaux.

Contenus en ligne, plateformes numériques, rôle des régulateurs dans la consolidation de la liberté d'expression. Voici quelques sujets de réflexion au cœur de la première édition de l'université d'été de la régulation et de l'éducation aux médias et à l'information. Organisé à l'initiative du Réseau francophone des régulateurs des médias (Refram), cet événement inédit vise à réfléchir aux défis de la régulation et instituer un rendez-vous périodique entre le monde académique et les praticiens de la régulation. Pour cette première, le Cameroun a été représenté par Peter Essoka, président du Conseil national de la communication (CNC). La rencontre se tient à Tunis en Tunisie, avec des interventions virtuelles.

Peter Essoka a salué cette initiative qui vient à point nommé. « Grâce à cette activité inédite, le jeune personnel des autorités de régulation des médias du Refram recevra des bases conceptuelles de la régulation, autant qu'il profitera de l'analyse de brillants experts retenus pour la circonstance », va-t-il dire. Coup d'envoi dès l'ouverture des travaux avec Roch-Olivier Maistre, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel et vice-président en exercice du Refram. Dans son exposé, il relève les défis de la transition numérique et ses conséquences sur les régulateurs. « Les plateformes numériques ont du mal à réguler les contenus haineux. Il faudrait savoir sur quels critères et selon quelle méthodologie elles peuvent s'organiser. Il est nécessaire que ces plateformes prennent des mesures préventives, renforcent la transparence à l'égard des utilisateurs et des autorités publiques », va-t-il dire.

Pour Peter Essoka, par ailleurs président du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (Riarc), la coopération entre les différentes instances de régulation apparaît comme une solution pour être plus efficace dans ces missions. Ainsi, il a invité les organismes internationaux partenaires du Refram, à collaborer avec le Riarc et ses instances-membres. Cette université d'été permet également d'interroger des problématiques telles que : les garanties d'une régulation efficace et pérenne ; la régulation des médias face à la digitalisation des contenus et la désinformation ; la garantie de l'intégrité des processus électroniques à l'ère des réseaux sociaux et des plateformes numériques. Les échanges d'expériences permettront aux participants d'améliorer leurs pratiques dans leurs instances respectives. Une exhortation de Nouri Lajmi, président de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) de Tunisie et président en exercice du Refram. Cette université d'été prend fin demain en Tunisie.

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