Cameroun: Douala - Les appels à la paix se multiplient

Leaders religieux, de communautés ou encore d'associations exhortent au respect des institutions.

La paix ! Le mot revient dans plusieurs appels lancés par les leaders religieux, de communautés ou responsables d'associations dans des prises de position adressées à la population et aux autorités de la ville de Douala. Des prises de position qui vont dans le sens contraire de la marche annoncée de demain, 22 septembre 2020. Parmi ces appels à la paix, on retrouve en bonne place la déclaration des autorités traditionnelles sawa du Wouri datant du 18 septembre. Les gardiens de la tradition, tout en exprimant leur ras-le-bol devant la volonté des organisateurs de ladite marche à maintenir « ostentatoirement les mots d'ordre pour une mobilisation qui invite publiquement au soulèvement populaire et à l'insurrection, du reste interdite par l'autorité publique », rappellent ainsi que « Douala, qui émerge courageusement d'une pandémie d'ampleur rarement atteinte, attelé résolument à restaurer son tissu économique et social ébranlé par la circonstance, a considérablement besoin de paix, de sérénité et d'harmonie. »

Les chefs ont donc appelé la population de la capitale économique à opposer « un refus net et catégorique » à cet appel à la marche. Dans le même sens, les leaders des ressortissants de la région de l'Ouest résidant dans le département du Wouri sont allés porter au gouverneur de la région du Littoral, vendredi dernier, une motion de soutien et de déférence au chef de l'Etat. Une motion dans laquelle les différentes composantes des communautés de l'Ouest condamnent les « agissements de haine et d'hostilité », de « manipulation tendant à déstabiliser » le Cameroun. Un appel est donc lancé à « tous les ressortissants de la région de l'Ouest résidant dans le Wouri ou dans d'autres régions du Cameroun et à l'extérieur, à s'abstenir de s'associer à toutes actions subversives et antidémocratiques et à rester des dignes filles et fils du Cameroun prêts à défendre l'image et la réputation de notre beau pays. »

Autre soutien aux institutions de la République, celui du Syndicat national des conducteurs des mototaxis du Cameroun (Synacomotac) qui est allé en nombre rencontrer plusieurs autorités de la ville de Douala et remettre au gouverneur une correspondance dans laquelle cette catégorie se désolidarise de toute action opposée aux « valeurs républicaines ». Les motos-taximen ont réitéré leur volonté de participer à la « construction de la paix et de la sécurité sociale en travaillant main dans la main avec les autorités administratives et sécuritaires. »

A côté de cela, le maire de la ville de Douala, Roger Mbassa Ndinè, à travers un communiqué radio-presse, a entre autres invité les commerçants et plus généralement la population de la cité économique, à « vaquer paisiblement à leurs occupations » demain.

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